Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Maintien dans la récession et aggravation du chômage
11 juillet 2011, par

En 2009, l’économie réunionnaise est entrée en récession. La Réunion est ainsi plongée dans la pire crise de son Histoire : récession de 2,7%, baisse des investissements et le chômage continue de progresser. En 2010, selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE, la situation ne s’est pas améliorée. Notre pays est toujours en récession. La situation économique et sociale de La Réunion est aujourd’hui très inquiétante. Le modèle de développement actuel a atteint ses limites avec un chômage de masse qui touche en premier lieu les jeunes. À la crise structurelle sont venues s’ajouter des décisions politiques telles que la fin des grands chantiers, qui font que La Réunion reste en récession.
En 2010, selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE, la situation ne s’est pas améliorée. Notre pays est toujours en récession, l’investissement continue de chuter avec -13,4%. La fin des grands chantiers décidée par la nouvelle équipe de Didier Robert à la Région a maintenu La Réunion en récession. Fortement touché par la crise de l’emploi depuis 2 ans, le secteur de la construction subit la plus forte baisse (–7,6% en termes de masse salariale). Il a encore perdu des emplois en 2010.
Conséquence, le PIB moyen par habitant diminue de 1,7% à prix constant. Il s’élève en 2010 à 17.700 euros, ce qui correspond à 60% du PIB par habitant de la France (29.800 euros en France).
Seule la consommation des ménages progresse légèrement avec 3,3% en 2010. Mais cela ne profite pas entièrement à l’économie réunionnaise puisque l’importation continue elle aussi de progresser avec +2,1% en 2010 et un déficit de la balance commerciale qui continue de se creuser avec +1,5%. Ainsi le taux de couverture s’établit à 5,9%.
Notre source d’approvisionnement : facteur de vie chère
L’Union européenne et la France en particulier restent le principal fournisseur de La Réunion avec près de 70% des importations. Notre île continue donc de s’approvisionner là où les coûts de production sont les plus élevés et des frais de transport également élevés liés à la distance. Notre source d’approvisionnement continue d’être un facteur de vie chère.
Rappelons que depuis déjà des décennies, notre île connaît une crise structurelle marquée par la pénurie d’emplois, le manque de logements, un grand nombre d’illettrés malgré 10 ans de scolarité obligatoire, un coût de la vie très élevé et d’autres indices du non-développement. En 1974, le taux de chômage était déjà de 25%. À aucun moment, Paris n’a pris la mesure de la situation. Il a toujours été refusé d’appliquer résolument à La Réunion des mesures adaptées à notre situation, proposées et mises en œuvre par les premiers concernés, les Réunionnais.
Un chômage de masse qui touche en premier lieu les jeunes
Le plan de relance réunionnais, c’étaient plus de 2 milliards d’euros inscrits dans le Protocole de Matignon pour financer deux projets : le tram-train et la route du littoral. Il est signé en janvier 2007 par le président de la Région et le Premier ministre, et contresigné le mois suivant par le futur président de la République. Mais ce contrat a été cassé par le nouveau président de Région, Didier Robert. Une des ses premières décisions a été d’arrêter le projet tram-train, et juste après, sa majorité vote à la Région le report du chantier de la route du littoral qui n’est pas prêt de voir le jour.
La situation économique et sociale de La Réunion est aujourd’hui très inquiétante. À la crise structurelle sont venues s’ajouter des décisions politiques telles que la fin des grands chantiers, qui fait que La Réunion reste en récession. Le modèle de développement actuel a atteint ses limites. Un chômage de masse qui touche en premier lieu les jeunes.
Cela est d’autant plus dramatique que le gouvernement annonce des mesures de rigueur sur plan d’austérité.
Du fait de décisions politiques, l’économie s’effondre, et ce sont les travailleurs qui paient avec des dizaines de milliers d’emplois supprimés.
Sanjiv Dinama
Les principaux fournisseurs de La Réunion en 2010
| France | 54,2% |
| Union européenne (hors France) | 12,7% |
| Singapour | 9,1% |
Notre source d’approvisionnement reste un facteur de vie chère.
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