Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Lancement du Prêt participatif de développement
26 avril 2006

Hier, le Conseil régional, l’Agence française de développement et Oséo BDPME lançaient un nouvel outil au service du développement des Petites et moyennes entreprises réunionnaises : le Prêt participatif de développement (PPD).
Ce dispositif existe déjà en France, et La Réunion est le premier département français d’Outre-mer à en disposer. Initié par Oséo BDPME - Banque de développement des Petites et moyennes entreprises -, ce produit entend accompagner les entreprises réunionnaises en croissance. Il est réservé aux PME et TPE créées depuis plus de 3 ans, relevant de tous les secteurs d’activités, à l’exception des secteurs de l’agriculture, de l’aquaculture, de la pêche et du transport, qui disposent déjà de dispositifs d’aide au développement.
Le PPD sert au renforcement de la structure financière des entreprises qui doivent investir, en complément du financement assuré par les banques ou organismes de crédit-bail. Aucune garantie n’est sollicitée pour le montage du dossier, et son taux est fixé à 3,51%. Les banques ont libre choix pour la fixation de leurs taux d’intérêt. Attention aux dérives possibles !
Un prêt adapté
"Ce prêt est particulièrement adapté au financement des investissements immatériels, des équipements à faible valeur de gage et du besoin de fonds de roulement", lit-on dans la maquette de présentation de ce produit. Les entreprises réunionnaises seront enchantées, surtout en ces temps de déboire signés chikungunya et fermeture de route en corniche. Et encore faut-il compter les difficultés engendrées par le cyclone Diwa.
Bref ! Voilà une alternative au manque de financement pour les sociétés en devenir, en mal d’accroissement. Le montant empruntable est compris entre 15.000 et 75.000 euros "en fonction du crédit bancaire systématiquement associé et plafonné des fonds propres de l’entreprise", précise la maquette. Ainsi, les entreprises doivent se rapprocher de leur banque et autofinancer une partie de l’investissement (voir exemple en encadré) . La durée du crédit est de 7 ans, remboursable en 28 échéances trimestrielles à terme échu. "Vous bénéficiez, de plus, d’un différé d’amortissement du capital les 2 premières années, afin de laisser à votre investissement le temps de produire ses effets", indique Michel Falou, délégué régional des DOM à Oséo BDPME.
Espérons que ce dispositif porte ses fruits pour la bonne vie de l’entreprenariat réunionnais.
Bbj
Exemple (selon la maquette de Oséo BDPME)
Une entreprise réunionnaise disposant de 40.000 euros de fonds propres et spécialisée dans le négoce, souhaite développer une production locale qu’elle commercialisera par Internet. Elle doit investir dans une chaîne de production, lancer un programme de formation de ses équipes et créer son site Web. Le programme nécessite 100.000 euros d’investissement : 50.000 euros pour le matériel de fabrication, 20.000 euros pour la formation et 30.000 euros pour la fabrication du site Web. La solution pourrait être : l’entreprise autofinance 20.000 euros, obtient un prêt moyen terme (ou crédit-bail) de 40.000 euros, pouvant être garanti par le fonds DOM à hauteur de 70%. Le PPD bouclera son projet à hauteur de 40.000 euros.
Vous pouvez vous adresser à votre banque ou à l’AFD, 44 rue Jean Cocteau BP 2013 97488 Saint-Denis cedex.
Tél : 0262.90.00.90
Fonds DOM “Chikungunya”
Afin d’apporter un soutien aux entreprises réunionnaises meurtries par le chikungunya, un fonds spécifique à vocation temporaire adossé au Fonds DOM est créé à Oséo Sofaris, représentée par l’AFD à La Réunion. Ce fonds doté de 2 millions d’euros permettra de garantir à 70% un volume de 2 millions 800.000 euros court terme, et 7 millions 700.000 euros de crédits moyen terme.
Les bénéficiaires de ce dispositif doivent auparavant prouver un lien avéré entre la crise financière subie et la pandémie. Ce lien est apprécié par la cellule des dettes fiscales et sociales, et autres difficultés des entreprises. Pourront être garantis jusqu’à 70% : les lignes de crédits de trésorerie court terme d’une durée maximum de 12 mois non renouvelables, les prêts moyen terme d’une durée maximum de 3 ans ayant pour objet un report d’échéances de concours existants. Par dérogation, les entreprises ayant au moins 1 an d’existence pourront bénéficier d’un concours de restructuration financière. Opérationnel dès maintenant.
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