Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Parcours d’un jeune producteur laitier
4 mai 2006

L’aventure laitière commence en 2003 pour Mickaël K’Bidy. Aujourd’hui, même si son cheptel est contaminé par la rhinotrachéite infectieuse bovine, il continue d’écouler sa production auprès de la Sica Lait. Le directeur de cette SICA (Société d’intérêt collectif agricole), Yves Evenat, souligne ’la non contamination du lait vendu sur marché local’.
Depuis 2003, Mickaël K’Bidy produit du lait au sein de son exploitation au quartier de Jean Petit à Saint-Joseph. Ce projet professionnel a demandé une préparation minutieuse. En 2000, il obtient le Brevet de responsable d’exploitation agricole. Cette même année, il effectue un stage de 6 mois d’installation auprès d’un éleveur de porcs et de vaches dans le Finistère en France.
Après cette période, il continue à peaufiner son projet avec les techniciens du CERFA (Centre d’enregistrement et de révision des formulaires administratifs), de la Chambre d’agriculture et de la Sica Lait. Fin 2002, il commence la construction d’une étable qui se terminera l’année suivante. Pour cette réalisation, il contracte un prêt jeune agriculteur d’ 1 million de francs. Il achète 30 vaches laitières locales pour un montant de 60.000 euros. Dès juillet 2003, il produit du lait acheté par la Sica Lait. Il ne constate aucune trace de maladie au sein des bovins.
7.000 euros de vaccins contre l’IBR
En 2003, "j’achète aussi 12 vaches à la Sica Lait. Elles sont atteintes de la Rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR)", affirme-t-il. "Aussitôt, un vétérinaire les vaccine et me confirme la non propagation du virus auprès des bovins sains", explique Mickaël K’Bidy. Mais en 2004, il constate l’effet inverse : les vaches ne s’alimentent plus et ont une infection au nez et aux yeux. Il observe tout particulièrement des avortements. Aussitôt, il fait appel aux compétences d’un autre vétérinaire. Il vaccinera le troupeau contre l’IBR. Il débourse 7.000 euros.
La maladie est contenue pour une courte durée. Aujourd’hui, son cheptel compte 45 vaches et 15 génisses, et 45 d’entre elles sont atteintes de l’IBR. Sa production de lait n’a pas chuté. Il continue à le revendre à la Sica Lait. Contacté en fin de matinée hier, Yves Evenat, le directeur de la Sica Lait, souligne "la non contamination du lait vendu sur marché local".
Jean-Fabrice Nativel
Groupement régional de défense sanitaire
Droit de réponse
Nous publions ci-après un droit de réponse du Groupement régional de défense sanitaire du bétail de La Réunion (GRDSBR). Elle intervient suite à la rencontre d’un de nos journalistes - Jean-Fabrice Nativel - avec le couple Hoarau, producteur laitier, à Bras Piton à la Plaine des Palmistes. Nous n’avons fait que constater l’état avancé de deux vaches mortes et recueilli des informations auprès de ces éleveurs. En aucun cas “Témoignages” n’a remis en cause le fonctionnement de leur structure.
"Le Service Équarrissage n’a enregistré aucune demande d’enlèvement de cadavres concernant la famille Hoarau pour le week-end prolongé du 1er mai. Le seul et unique appel à l’origine des protagonistes est daté du mardi 2 mai 2006 à 11h26 (appel horodaté) pour l’enlèvement de deux cadavres de bovins sur leur exploitation à la Plaine des Palmistes.
Nos services se sont rendus l’après-midi même chez les Hoarau et ont pu procéder à l’enlèvement d’une vache, morte le samedi 29 avril 2006, 72 heures après son décès. L’autre cadavre, déclaré auprès de nos services 86 heures après son décès, était en décomposition très avancée. Malgré nos efforts, ce dernier n’a pu être collecté en raison de son état de putréfaction. Dans ce cas précis, l’enfouissement relève de l’autorité du maire (courrier du 12 mai 2004 de la Préfecture de La Réunion adressé aux maires de l’île). (...)
Par conséquent, le GRDSBR n’a pas failli à ses obligations de Service public. Le service équarrissage est tenu de par ses missions, à intervenir auprès de tout éleveur sans aucun parti pris."
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