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19 pays décident d’un tarif douanier commun
23 juin 2009

Les 400 millions habitants des 19 pays du COMESA partagent depuis le 14 juin dernier un régime douanier économique. 16 ans auront été nécessaires pour créer ce marché plus grand que celui de l’Europe, explique un article de ’Les Afriques, le journal de la finance africaine’ dont nous reproduisons ci-après des extraits.
Le COMESA qui regroupe, sur 12 millions de km2, 19 pays de l’Afrique australe et centrale, comptant un PIB de 360 milliards de dollars, aura mis 16 ans pour franchir le pas.
Sur le papier, l’accord stipule l’harmonisation des droits de douane sur les produits entrant dans le bloc économique et ceux circulant dans la région. Les matières premières seront exonérées de taxes, alors que les produits intermédiaires seront imposés de 10% contre 25% au plus pour les produits finis. Signe précurseur de cet accord, la levée des restrictions aux visas de tourisme à l’intérieur du bloc, allant de l’Egypte au Nord jusqu’au Swaziland au Sud. Depuis l’an 2000, le volume d’échanges entre les pays membres a été multiplié par cinq pour atteindre 15 milliards de dollars actuellement.
Pour d’autres délégations présentes à la rencontre, l’heure des choix entre le COMESA et SADC est venue, compte tenu des dispositions de l’OMC interdisant à un pays membre d’avoir plus d’un tarif extérieur commun. Madagascar, Ile Maurice, République Démocratique du Congo, Malawi, Swaziland, Zambie et Zimbabwe appartiennent à la fois à la SADC et au COMESA. L’harmonisation des règles entre les deux organisations a été débattue lors d’un Sommet tenu en Ouganda, l’année dernière. Si des pays comme le Zimbabwe voient dans l’union de nouvelles opportunités de développement, d’autres, comme le Kenya, s’inquiètent de l’incidence sur la filière sucre et les 6 millions de personnes qui en dépendent. Le moratoire de cinq ans accordé en 2007 à Nairobi pour mettre à niveau son industrie est déjà bien entamé. La taxe de 120%, appliquée au sucre importé au Kenya, devra être bannie durant l’année électorale 2012. Les politiciens risquent d’en payer un lourd tribut. En attendant, le sucre kenyan coûte deux fois plus cher que celui du Soudan, du Malawi et du Swaziland.
Le COMESA regroupe le Burundi, les Comores, Djibouti, la République démocratique du Congo (RDC), l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, la Libye, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Rwanda, les Seychelles, le Soudan, le Swaziland, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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