Kansa la fain sar aboli La Rényon ?
5 zwin, sanmMézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Après l’installation du Parlement de l’Union
8 juin 2004

Le président Azali Assoumani de l’Union des Comores a signé un décret portant dissolution de son gouvernement, peu avant son départ, samedi dernier pour Kampala (Ouganda) où il prend part à la conférence au sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Cette décision intervient au lendemain de l’ouverture officielle du tout nouveau parlement de l’Union des Comores au sein duquel le parti du président, la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) est minoritaire, ce qui place le colonel Azali dans une logique de cohabitation. Cette cohabitation s’annonce déjà heurtée, le chef de l’État comorien ayant été empêché de faire lire un message - comme cela se fait habituellement - lors de l’investiture officielle du parlement vendredi.
On rappelle que le président comorien avait récemment laissé entendre qu’il formerait un gouvernement d’ouverture tenant compte de la nouvelle configuration politique issue des dernières élections législatives, écartant toutefois l’éventualité de composer avec les présidents des îles, encore trop marqués, selon lui, par les idées séparatistes.
C’est ainsi que certaines personnalités de l’opposition ont d’ores et déjà été abordées ces derniers jours à Moroni. Parmi ces personnalités, on cite notamment l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ibrahim Ali Mzimba, recalé aux dernières élections législatives, le député Said Ali kémal, l’ancien candidat à la présidence de l’île de Ngazidja, Kamar Ezzamane Mohamed, nouvellement limogé de son poste d’inspecteur à la Société nationale des hydrocarbures. Selon plusieurs sources concordantes, le Dr Mtara Maecha, considéré comme le leader de l’opposition, a été également approché, mais aurait refusé de participer au futur gouvernement. Joint au téléphone par la PANA à Moroni, dimanche, il a déclaré : "Je ne suis pas un enfant. J’ai dit que je ne travaillerais pas avec Azali. Cessez donc de m’agresser avec vos questions".
Pendant ce temps, l’entourage des présidents des îles s’étonne de ce que le président de l’Union s’adresse à certaines personnalités battues aux dernières élections au lieu de composer directement avec les forces autonomistes majoritaires au parlement. Au cours d’une récente conférence de presse à Moroni, le secrétaire général du parti du colonel Azali, Aboudou Soefo, avait expliqué que le régime de l’Union étant un régime présidentiel, le président n’était nullement tenu de se conformer à la volonté de la majorité parlementaire s’agissant de la formation de son gouvernement.
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