Note sommaire de réflexion en marge du Colloque Vieillesse et vieillissement
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Investiture du Président des Comores
27 mai 2006

Alors que les services de sécurité et du protocole d’État sont sur les nerfs, il leur faut gérer également le mécontentement des partisans du nouveau locataire du Plais de Beit-Salam.
C’est la course pour avoir le fameux sésame pour assister à l’investiture du Fundi (Maître). Dans l’enceinte du palais de justice de Moroni, un groupe d’hommes discute en élevant souvent la voix. L’un martèle : « c’est le premier test. Si ne nous sommes pas invités à son investiture, cela montre qu’une fois de plus, on ne fait pas cas de nous sitôt les élections terminées ». Un autre un peu pragmatique rétorque qu’il n’est pas possible d’inviter tout le monde, alors on a dû faire un choix : « C’est arbitraire, je le conçois, mais il n’y avait pas moyen de faire autrement. »
Il est avéré que même le stade Ajao, devenu un symbole entre Aha et ses sympathisants, ne pouvaient accueillir cette cérémonie solennelle. Un moment, on évoquait le Palais du Peuple, mais l’équipe de Sambi qui siège à la commission d’investiture aux côtés des responsables du cabinet d’Azali, des cadres du Ministère des Relations extérieures et de l’armée ont dû renoncer à cette idée pour des raisons de sécurité. Les partisans de Sambi éprouvent beaucoup de mal dans la gestion des cartons d’invitation, alors que ceux du président sortant ont été distribués en tenant compte tout simplement de la liste protocolaire.
Délégations étrangères de hauts niveaux
En effet, cette journée mémorable n’est pas seulement une affaire comorienne. Des chefs d’État et de gouvernement, ainsi que d’éminentes personnalités seront à Moroni pour l’occasion. Le Sud-Africain Thabo Mbéki, le Malien Alpha Konaré qui préside la Commission de l’Union africaine, ainsi que le vice-président tanzanien en sont les plus prestigieux. La COI ne sera pas en reste. Sa secrétaire générale sera là aux cotés du Premier ministre malgache, de l’ex-premier ministre mauricien, accompagné de l’actuel ministre des Affaires étrangères, auquel s’ajouteront P. André Wiltzer, Paul Vergès président du Conseil régional de La Réunion, et une délégation du Conseil général pour représenter la France et les DOM. Des diplomates arabes et américains seront de la partie.
Toutes les parties, que ce soit les nationaux comme les partenaires extérieurs des Comores, sont unanimes pour accorder une mention spéciale à cette mission interafricaine chargée d’organiser ces élections. Grâce à elle, les Comores viennent de vivre leurs premières élections non contestées dans un contexte pourtant fortement électrique.
Aujourd’hui, l’Afrique du Sud est devenu le pays le plus populaire chez les Comoriens après la Chine.
Pour que prenne fin le cycle des coups d’État
Un officier de l’armée déclare que son candidat a perdu et qu’il a beaucoup d’appréhension sur le règne de ce barbu, mais il ajoute dans la foulée qu’il est fier pour son pays. C’est la première fois, dit-il, depuis notre indépendance, qu’une passation de pouvoir au sommet de l’État se déroule selon les règles constitutionnelles. Il ajoute, « je me battrai pour que cet événement se répète aussi souvent jusqu’à se banaliser pour rompre définitivement le cycle des changement brutaux des régimes politiques ».
M. Aliloifa
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