Note sommaire de réflexion en marge du Colloque Vieillesse et vieillissement
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Élections aux Comores
22 mai 2007

En plus de Francisco Madeira de l’Union Africaine, le Chef de Délégation de la Commission européenne, l’envoyé spécial du Secrétaire Général de Organisation Internationale de la Francophonie et l’Ambassadeur américain ont fait le déplacement de Moroni la semaine dernière.
Au chevet de cet archipel dont la gestion politique est en crise depuis une dizaine d’années, la Communauté internationale renforce sa présence à la veille des prochaines échéances. Depuis le début de l’année, les diplomates accrédités à Moroni vont de réunion en réunion avec le Gouvernement en vue de la préparation technique et du financement des élections des présidents des îles autonomes.
Après le déclenchement de la nouvelle crise d’Anjouan, les ambassadeurs d’Afrique du Sud, de France, de Libye et de Chine, les représentants résidents du systèmes des Nations Unies, de l’Union Africaine, de la Ligue Arabes et de l’Union européenne ont commencé les consultations avant l’arrivé de Madeira, qu’ils ont accompagné dans toutes ses pérégrinations pour aboutir à l’accord du 11 mai. Cet accord obtenu après d’âpres négociations a entériné la démission du Président de l’île, la libération des prisonniers, le retour de l’armée et de l’administration de l’État à Anjouan entre autres.
Pour l’Envoyé spécial de l’Union Africaine, visiblement excédé par cette crise qui n’en finit pas, il a été mandaté pour trouver un compromis politique et c’est chose faite. Mais si cela n’avait pas été possible, a-t-il ajouté, il aurait fallu envoyer une force pour désarmer l’exécutif d’Anjouan : « le recours à la force des armes contre l’autorité de l’Etat est inacceptable... le Président Bacar devrait s’estimer heureux d’avoir échapper à la prison et par le fait qu’il puisse se présenter aux élections ».
Les diplomates des non-résidents
Déjà, une quarantaine de militaires sud-africains sur un total de 300 à 500 a déjà débarqué aux Comores, conformément à une résolution adopté le 16 mai dernier au siège de l’Union Africaine à d’Addis-abeba. Ses observateurs militaires auront pour mission « la sécurisation des élections et la restauration de l’autorité de l’Etat à Anjouan ».
Ces efforts de la communauté internationale pour asseoir la stabilité des Comores sont réaffirmés par la mobilisation des diplomates non-résidents. Ainsi, Samiy Hosni de la Ligue Arabe est venu participer aux pourparlers d’Anjouan alors que Claudia Weidey, Chef de Délégation de la Commission européenne en charge des Comores avec résidence à Maurice est venu rencontré le Ministre des Relations Extérieures et le Président de l’Union. Le 19 mai dernier, c’est l’Ambassadeur des Etats-Unis résident à Madagascar lors d’une courte visite qui a rencontré les gouvernants et la classe politique dans les trois îles. Deux jours auparavant, Abdou Diouf, Secrétaire Général de l’OIF avait dépêché le professeur André Salifou, membre du Conseil Permanent de la Francophonie pour préparer la venue des experts juristes et des observateurs électoraux.
A. M.
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