Comores

La prolongation du mandat présidentiel divise

Fin du dialogue inter comorien

Ali Mohammed / 9 mars 2009

Après 4 jours de discussion, la classe politique assistée des représentants de la communauté internationale a clôturé les débats sur une note d’optimise. Seul le point sur la prolongation de l’actuel mandature de un an constitue un point d’achoppement.

Les hommes politiques comoriens ont discuté ces derniers jours jusqu’à une heure du matin pour tenter de trouver un accord sur les trois thèmes de discussion. En face du gouvernement de l’Union appuyé par l’exécutif d’Anjouan et les parties politiques de sa mouvance, il y a les gouvernements de Ngazidja et Mohéli, l’assemblée nationale, les assemblées des îles, et les partis politiques de l’opposition.
La commission qui discutait sur les problèmes de gouvernance a travaillé dans un climat apaisé et le rapport présenté en séance plénière a fait l’objet de commentaires jugés pertinents.
S’agissant de la commission chargée d’examiner le fonctionnement des institutions actuelles de l’État, les échanges furent rudes. Les représentants du gouvernement de Ngazidja ont soutenu et martelé que l’on ne peut pas parler de dysfonctionnement tant que l’on n’aura pas appliqué les textes votés et promulgués, notamment en matière de transfert de compétence. Les experts internationaux mandatés par l’Organisation Internationale de la Francophonie intervenaient aussi souvent que nécessaire pour aider à l’interprétation des textes mais également en donnant des exemples pratiques sous d’autres cieux.
Par contre, ce fut une véritable séance de passe d’arme à l’intérieur du cercle chargé d’examiner l’avant-projet de loi qui sera soumis à référendum bientôt. Il a été noté une avancée dans la mesure où il n’est plus question d’un rejet systématique du referendum. En effet, les parties comoriennes ont accepté de discuter le contenu du texte proposé par le président Sambi. Et là également, un consensus a été trouvé dans la plupart des points sauf sur la prolongation d’un an du mandat présidentiel en cours.
Une des hautes personnalités de Mohéli et membre de la commission relative à l’étude des textes de l’avant-projet de loi référendaire sera explicite, en précisant que toutes les pièces sont au grand complet seulement, il y a eu une divergence sur la question de la prorogation du mandat du président et les intervenants s’inscrivent dans la même voie pour que le président en exercice termine son mandat en mai 2010.

De Notre correspondant
A. Mohamed