Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
France / Comores
28 août 2008

Samedi dernier, le président de l’assemblée comorienne, M. Saïd Dhoifir Bounou, en transit à Mayotte à bord d’un appareil de la compagnie Kenya Airways, a refusé de se plier aux contrôles de la PAF, estimant que Mayotte fait partie des Comores et que, par conséquent, la France n’a pas le droit de le contrôler chez lui.
Après avoir rappelé à la PAF les résolutions de l’ONU condamnant la présence de la France à Mayotte, il s’est laissé "contrôler" et l’avion a décollé avec 3 heures de retard sur son horaire prévu.
A l’occasion de l’ouverture de la session Parlementaire Ordinaire d’avril 2008, le vendredi 4 avril 2008, M. Saïd Dhoifir Bounou avait déclaré (suite à l’exfiltration du colonel Bacar) : « Malheureusement, l’exfiltration de Mohamed Bacar et ses acolytes, qui ont trouvé refuge et protection à Mayotte puis à La Réunion, est venue assombrir la joie et la liesse légitimes de tout un peuple. Cette exfiltration vient confirmer encore une fois la politique de 2 poids 2 mesures de la France qui consiste, d’une part, à expulser manu militari, sans délai et dans des conditions inhumaines, les ressortissants comoriens sans papiers français qualifiés de clandestins à Mayotte, et d’autre part, à dérouler un tapis rouge au chef rebelle et à ses compagnons coupables de nombreux crimes commis contre la population anjouanaise et contre la République.
La France, en agissant ainsi, fait fi du mandat d’arrêt international lancé par le gouvernement comorien contre le colonel rebelle et ses acolytes, tout comme elle a passé outre la résolution de l’UA et les sanctions décidées à l’encontre des rebelles anjouanais en permettant à des avions et des navires (le Maria Galanta) sous les couleurs du pavillon français de faire escale à Anjouan avec à bord des gens frappés par les sanctions internationales.
De même, la violation de l’espace aérien des Comores par un hélicoptère affrété par l’administration française à Mayotte, en pleine période d’opération de débarquement sur l’île d’Anjouan, est un autre exemple du manque de considération des autorités françaises à l’égard de la souveraineté de notre pays.
Les réserves émises par la France dans son appui au transport des troupes de l’UA qui se limitait à Moroni et Mohéli et non jusqu’à Anjouan, l’île cible, doivent être sans doute assez révélatrices.
Comble du double langage et de la duperie, les caisses de munitions adressées à l’Ambassade de France à Moroni et découvertes à la résidence privée du Colonel Mohamed Bacar. Cette découverte soulève des interrogations légitimes sur la nature des relations entre la France et la rébellion anjouanaise et plus encore sur la nature des relations entre la France et l’Union des Comores ».
F. Nail
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Messages
17 octobre 2008, 10:01, par said
Les "contrôles" de la PAF à Dzaoudzi sur les passagers en escale technique (c’est bien mentionné sur le site de Kenya Airaways qu’il s’agit d’une excale technique) est un excès de zèle de ces policiers aux rélents colonialistes