Note sommaire de réflexion en marge du Colloque Vieillesse et vieillissement
5 juin36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Accueil des proches de Mohamed Bacar
3 avril 2008

Depuis la fuite controversée de l’ex-homme fort d’Anjouan, la classe politique continue de réagir contre l’attitude des autorités françaises. L’arrivée de certains de ses acolytes à Mayotte relance le débat sur les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants des îles sœurs.
Aujourd’hui, cela fait une semaine que l’homme qui a entretenu l’instabilité dans son pays et maltraité ses concitoyens, a trouvé refuge à Mayotte puis à la Réunion, toutes deux sous administration française. Sa relaxe par le Parquet de Saint-Denis a laissé libre cours à toutes les éventualités notamment celle de son asile politique ou le renvoi dans un pays tiers au détriment de la justice comorienne.
Des interrogations troublantes
À la violente colère spontanée du bas peuple a succédé des discussions plus ou moins vives dans les places publiques et les médias. C’est devenu tendance de s’en prendre à la politique française aux Comores depuis l’indépendance. Cela prête parfois à sourire lorsqu’on voit d’anciens dirigeants, ceux-là même qui ont exécuté les basses besognes par ambition de conquérir le pouvoir ou tout simplement pour satisfaire l’appétit du ventre, se poser en fervent nationaliste contre les ingérences de l’ex-puissance coloniale.
Bien que certains membres du gouvernement prêchent la modération dans les attaques contre la France, la radio nationale pourtant très réservée, participe à la campagne médiatique contre l’accueil accordé au Colonel Bacar et à ses hommes à Mayotte et à La Réunion et ce par le choix de ses invités.
Dans ces échanges à longueur de journée au centre de la capitale et qui se poursuivent le soir dans les quartiers et les villages, des informations nouvelles et des interrogations troublantes émergent de plus en plus.
Said Hamadi dit se réjouir que les principaux collaborateurs civils du dictateur soient aux mains de l’armée de libération, mais s’interroge pourquoi les militaires eux continuent à arriver à Mayotte. Bacar Maecha qui a été expulsé de Mayotte il y a un an, a du mal à comprendre que cette île-forteresse soit devenue par enchantement hospitalière.
La chasse aux kwass kwassa terminée ?
Hamza dit en riant qu’il faudrait donc conclure que la chasse aux kwassa kwassa a vécu avec la libération d’Anjouan : « de toute façon, ajoute-il, le contraire est peu probable sinon comment la patrie des Droits de l’Homme pourra expliquer la reconduite aux frontières d’honnêtes citoyens venus rendre visite à des parents et accorder l’asile à des militaires recherchés pour divers crimes et délits ».
Ce qui est certains, c’est que les fonctionnaires qui faisaient carrières avec la politique du chiffre des reconduites vont en prendre pour leur grade. Jusqu’ici en effet, c’est un accord entre la Préfecture de Mayotte et le Colonel Bacar qui permettait au ferry Maria Galanta et à Comores Aviation de ramener les Comoriens à Anjouan moyennant de l’argent. Or il s’avère que le gouvernement central ayant repris le contrôle de son territoire et surtout de son espace maritime et aérien, rien ne sera plus comme avant. C’est là, reprend Hamza que les Comoriens attendent pour évaluer la détermination de ses gouvernants dans la défense de l’intégrité nationale.
A. Mohamed
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