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Comores : Un pas important pour le jugement de l’ancien dictateur d’Anjouan
5 avril 2008, par

Déféré hier au Parquet, Mohamed Bacar devait être placé en détention provisoire en vue d’une extradition pour être jugé soit aux Comores, soit par un Tribunal pénal international. C’est ce qu’avait demandé le président comorien Sambi juste après la fuite de Mohamed Bacar à Mayotte puis à La Réunion.
Rebondissement hier pour Mohamed Bacar. Le dictateur déchu et plusieurs de ses complices qui séjournaient sur la base militaire de Gillot ont été présentés hier soir au Palais de Justice pour être déférés. Cette procédure est un tournant.
En effet, avant le débarquement des forces comoriennes et de l’Union africaine à Anjouan en vue de restaurer la légalité, la justice de l’Union des Comores a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mohamed Bacar.
La révélation, le 27 mars, de la fuite de ce dernier et de 22 complices à Mayotte à bord d’une vedette, qui n’a jamais été retrouvée, a suscité l’indignation et des manifestations à Moroni, à Mayotte et à La Réunion. Mohamed Bacar et ses amis font en effet une demande d’asile politique.
Le soir même, Mohamed Bacar et les 22 militaires étaient transportés à La Réunion par un avion de l’armée française. Depuis cette date et jusqu’à hier, ils étaient en résidence surveillée dans une base militaire, dans l’attente de la réponse à leur demande d’asile.
Relaxés par la justice française en raison d’un vice de procédure pour leur entrée illégale et l’importation d’armes à Mayotte, ils étaient sous le coup d’une action de reconduite à la frontière au cas où leur demande d’asile serait refusée. Mais cet arrêté préfectoral ne les obligeait pas à retourner aux Comores, ils pouvaient être expulsés vers tout pays susceptible de les accueillir. Cette éventualité éloignait d’autant plus la possibilité d’un jugement.
Mais hier, les événements se sont accélérés. De retour à Moroni, le président comorien Sambi a rappelé à la France le mandat d’arrêt international et la demande d’extradition afin que Mohamed Bacar soit jugé par la justice comorienne, ou par un Tribunal pénal international.
Le dictateur déchu a été extrait de sa résidence hier soir pour être présenté à un juge pour être déféré en vue d’une extradition. Cela veut donc dire la mise en détention provisoire de Mohamed Bacar et de ses complices dans l’attente de l’extradition. Ce qui veut dire que Mohamed Bacar est en bonne voie pour être jugé, soit aux Comores, ou soit par un Tribunal pénal international.
Le dictateur déchu devait passer hier sa première nuit en prison.
Manuel Marchal
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Messages
5 avril 2008, 11:00, par Alaby
Oui, je pense qu’exdrader mhamadi bacar est légitime : parce que les conflits qui unissent tout le monde c’est à dire les comoriens et les français s’extenuirons sans difficulté aucune.
Mhamadi bacari a fait beaucoup de mal à la population Anjounnaise !!! comorienne en général ; c’est cette personne que la france protège ? non ! soyons sérieux. mais c’est normal aussi, car la vidette qui transportait ces commandos et son chef, reste inconnu voir invisible. les comoriennes et les comoriens sont des sauvages, des cons, des moins que rien pense la france.
juger mhamadi aux comores est unéluctable mais sinon les comores prendrons les mesures qui conviennent à la hauteur de la dificulté.
Il faut que la france comprenne que les comoriens ne son pas des personnes qui ne comprennent pas la réalité des choses.
Nous disons rien et nous savons pourquoi, cher allier qui nous a aider logistiquement à déloger mhamadi bacari et ses amis, amis, amis et les amis... la france !!!