Comores

Tortures sous silence

Comores - Anjouan

Témoignages.re / 22 février 2008

« Toutes les démocraties sont critiquables parce qu’elles admettent la fatalité des dictatures ». Robert Sabatier.
Chamou, un des opposants du colonel Bacar, est gravement malade. Son état s’empire de jour en jour. Les rebelles lui refusent les soins. Il faut rappeler qu’il fait partie des personnes accusées d’avoir brûlé la voiture de la Directrice de la douane, Roukia Ahmed Abou.
Le pseudo Parquet avait montré des images d’une voiture incendiée en France pour justifier ces arrestations. (Dans d’autres pays, on appelle cela faux et usage de faux et doit bénéficier aux accusés). De toute façon, en tant qu’autorités illégales, ces rebelles n’ont pas le droit de juger des citoyens. Mohamed Abdou Madi avait déclaré dans “Mayotte hebdo 358” du vendredi 23 novembre 2007 : « Des innocents qui ont comme seul tort d’être des proches de Sambi. Mais un rien pour créer l’étincelle. Nous sommes entrés dans un contexte de haine ». Un peu plus, il ajoute : « Je préviens juste les ressortissants français qu’il faut qu’ils se préparent à nous accueillir. À accueillir des estropiés, des manchots... ». On peut dire qu’il a tenu parole.
Vendredi dernier, c’était la voiture de M. Said Omar Mirhane qui a été incendiée. Ce même jour, le Secrétaire général du gouvernement rebelle, Abdérémane, était surpris entrain d’écrire sur les murs de Mutsamudu des slogans hostiles à Sambi.
On signale le cas d’une femme de Bambao qui a succombé à ses blessures après avoir été battue par la FGA (Force de la Gendarmerie Anjouanaise). C’était une opposante à Mohamed Bacar.

Georges Houmadi