Note sommaire de réflexion en marge du Colloque Vieillesse et vieillissement
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Crise anjouanaise
27 septembre 2007

De notre correspondant spécial
De hauts responsables de l’Union Africaine et des ministres des pays de la région impliqués dans la gestion de la crise inter-comorienne ont rencontré au Cap la semaine dernière des représentants de l’Union des Comores et les autorités de fait de l’île d’Anjouan. Aucune avancée significative n’a été enregistrée.
Pour la 2ème fois, le Gouvernement central et les autorités d’Anjouan se sont retrouvés dans la ville sud-africaine du Cap sans vraiment se rencontrer. Après avoir pris connaissance des recommandations du comité d’expert réuni au début du mois à Addis-abeba sur la crise comorienne, Ahmed Said Djaffar, le Ministre des Relations extérieures, et M. Thabit, Ambassadeur des Comores à Pretoria, ont présenté la situation qui prévaut dans l’archipel et sollicité une intervention rapide de l’organisation intercontinentale afin de rétablir la normalité institutionnelle dans l’archipel. Les proches collaborateurs du Président autoproclamé d’Anjouan ont fait eux aussi le déplacement du Cap. Leur représentativité étant jugée insuffisante, un jet spécial est allé chercher le colonel Bacar pour prendre part aux discussions.
Une fois de plus, l’Afrique du Sud et les autres pays impliqués dans ce dossier ont renouvelé l’exigence de la tenue de nouvelles élections à Anjouan suite à la non reconnaissance du scrutin du 10 juin dernier. Mais encore une fois, l’homme fort d’Anjouan, qui quittait pour la première fois son île depuis sa réélection contestée, a opposé une fin de non recevoir. Il se dit toutefois favorable à des négociations inter-comoriennes pour résoudre tous les points de discorde.
Salim soulaimane, qui a participé à plusieurs rounds de négociation sous l’égide de la communauté internationale, estime que l’Union Africaine est entrain de se discréditer dans la gestion de ce dossier : « Après avoir affirmé à plusieurs reprises sa volonté d’organiser des élections par tous les moyens à Anjouan, les voilà qui se réfugient derrières des demi-mesures comme l’interdiction de voyage et le gel des avoirs de la junte au pouvoir dans cette île rebelle ».
Il est avéré en effet que l’on s’achemine vers des sanctions individuelles à l’encontre de l’homme fort d’Anjouan, de sa famille et de ses proches collaborateurs. Les modalités pratiques de l’application de ses sanctions seront examinées dans les prochains jours par un comité d’experts dans la capitale éthiopienne.
Kamara, un chauffeur de taxi opérant à Moroni, pense le plus simplement du monde que Thabo Mbéki aurait pu tout bonnement procéder à l’arrestation du Colonel Bacar lorsqu’il se trouvait en Afrique du Sud : « A quoi bon le ramener à Anjouan et lui demander ensuite de quitter le pouvoir ? ».
Pendant ce temps, le Président Sambi multiplie les déclarations et des gesticulations annonçant un débarquement militaire imminent..., mais de moins en moins probable.
A. Mohamed
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