Note sommaire de réflexion en marge du Colloque Vieillesse et vieillissement
5 juin36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Gouvernement central et Anjouan
20 juillet 2007

Conformément aux conclusions de la réunion inter-comorienne tenue en Afrique du Sud, le Ministre des Relations Extérieures a annoncé de nouvelles élections à Anjouan, suite a la non reconnaissance de celles organisées unilatéralement par le Colonel Bacar et ses amis. Bon nombre de Comoriens attendent de voir quels moyens seront mis pour appliquer cette résolution du Comité ministériel de l’UA.
Depuis quelques mois, le Colonel Bacar défie sans cesse l’autorité de l’État. A chaque fois, la Communauté Internationale a essayé de trouver un fragile compromis de façade pour avancer dans le processus se disant que tout finira par s’arranger. Même après le pilonnage du siège de la présidence et l’auto proclamation de Bacar, le président sortant comme président élu, les diplomates ont privilégié des négociations entre les parties suscitant le mécontentement du Président de la République et la colère d’une partie de la population qui a parlé de trahison.
C’est dans son discours à l’occasion de la fête nationale que le Chef de l’État a confirmé la décision de son Gouvernement d’accepter la recommandation de la dernière mission ministérielle de l’Union africaine d’ouvrir de nouvelles discussions avec Anjouan, sur les « dispositions permettant la tenue des élections dans l’île d’Anjouan et de régler définitivement la question des compétences ».
Des performances économiques
C’est justement au cours de cette fête du 6 juillet que l’absence de l’île sœur a blessé les coeurs, la population ayant crié aux militaires de ramener Anjouan au lieu défiler dans Moroni. La solution militaire avait beaucoup d’adeptes même au gouvernement. Cependant, la faiblesse des moyens matériels et les précédents échecs ont fait que l’Etat a ravalé son amour propre pour aller négocier avec des autorités qu’il ne reconnaît pas.
La délégation Anjouanaise au contraire était toute fière d’avoir une tribune aussi prestigieuse pour plaider la reconnaissance du Colonel Bacar comme président élu et négocier le transfert des compétences. Elle est repartie toutefois désabusé car la question du partage des compétences sera évoqué seulement après un nouveau scrutin au cours de laquelle sa gendarmerie sera cantonnée. Les négociateurs du Gouvernement central eux, s’il n’ont pas obtenu un débarquement militaire pour désarmer immédiatement les forces anjouanaises, ils sont confortés dans leur position demandant « une sécurisation exclusivement assurée par l’Union africaine. Cette dernière entend renforcer l’effectif de ses hommes par l’envoi de troupes et du personnel de police civile additionnel, sous commandement exclusif de l’UA ».
Sur le plan économique, le Président Sambi a un autre motif de satisfaction car la Banque Africaine de Développement vient d’annuler 75 pour cent de la dette comorienne et les autres institutions financières internationale sont dans de bonnes dispositions vu les efforts accompli dans la gestion des deniers publics.
A. Mohamed
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