Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Éducation
Le gouvernement prépare un projet pour l’année 2004-2005
23 avril 2003

Dans son édition du 10 avril dernier, ’Le Figaro’, sous la plus d’Anne-Charlotte De Langhe évoque un dossier qui va fâcher : la modification du calendrier scolaire en France....
L’idée du ministère est la suivante pour la France : rallonger les vacances de Toussaint et raccourcir celles d’été. Elle figure dans un préprojet instruit par le ministère de l’Éducation nationale. Lequel ministère devrait soumettre en mai ce document à l’approbation du Conseil supérieur de l’éducation (CSE). Il y a "urgence", puisque s’il est accepté, ce calendrier devrait être applicable à la rentrée scolaire 2004-2005.
Dans un communiqué paru début avril, la fédération ILE (Indépendance, laïcité, efficacité), une organisation syndicale, explique que « les calendriers scolaires - fixés à l’avance - prévoient ainsi en 2004-2005 une prérentrée des enseignants le 30 août (rentrée des élèves le 31) pour un départ estival le 2 juillet. En 2005-2006, ces mêmes échéances seraient fixées aux 29 et 30 août, pour une sortie le 4 juillet. Soit une réduction d’au moins une semaine des sacro-saintes "grandes vacances", en échange de deux semaines libres à la Toussaint contre 10 jours actuellement ».
D’autres organisations syndicales ont elles aussi réagi : « On rallonge les vacances de Toussaint, mais l’on rallonge également l’année scolaire. La question de la longueur du premier trimestre n’est pas davantage résolue : si la rentrée est avancée, il n’en sera que plus long ».
La FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) se dit inquiète car ce préprojet « ne se penche pas sur l’organisation de l’année dans l’intérêt du jeune, ni sur les périodes destinées à lui donner un maximum d’atouts pour sa réussite. (...) À partir du moment où l’on maintient le "zonage" en février et à Pâques, on maintient un déséquilibre ».
La journaliste du "Figaro" rajoute : « Plus que les vacances, ce sont donc les rythmes scolaires qui semblent mis en danger par cette nouvelle proposition » au vu des réactions qui ont émergé : « ce n’est pas du jeunisme que de dire qu’un enfant fatigué ne travaille plus », « on ne peut pas traiter de façon cloisonnée la question des semaines de travail ou de vacances et celle des rythmes scolaires ».
La journaliste conclut : « Si le préprojet du ministère aboutit, la cloche ne sonnerait alors pas avant le 12 ou 13 juillet. De nombreux autres débats peuvent alors fleurir ». Elle reprend les interrogations ironiques des syndicats : « Pourquoi ne pas revoir les dates d’examen ? Et poser à nouveau la question du contenu du baccalauréat ? ».
Et si le gouvernement y pensait réellement ????
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