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Social
L’appel des syndicats en France à élargir la mobilisation pour amener le gouvernement à négocier sur les retraites
30 mai 2003

La CGT, la CGT-FO, l’UNSA, et la FSU ont décidé une « mobilisations générale » contre le plan du gouvernement sur les retraites. Au sujet du 3 juin, les syndicats s’affirment prêts à donner, avec les travailleurs, « à cette journée, tous les prolongements indispensables ».
Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi au siège de l’UNSA, plusieurs organisations opposées au projet Fillon (la CGT, la CGT-FO, l’UNSA et la FSU) ont commenté la déclaration commune qu’elles ont adoptée pour « amplifier la mobilisation » contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.
« Nous ne voulons pas enfermer l’action dans une modalité unique qui ne conviendrait pas à l’ensemble des salariés. Nous voulons faire converger différentes formes d’action pour être plus puissants ensemble », a ainsi déclaré Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT.
« Non seulement nous appelons à des grèves et des manifestations fortes le 3 juin, mais nous nous inscrivons dans un processus. Ce n’est pas "le 3 juin et on arrête" », a ajouté pour sa part Jean-Claude Mailly, secrétaire confédéral de FO. Il a précisé que Force ouvrière s’inscrit « dans un processus de grève interprofessionnelle ». Nous reproduisons ci-après la déclaration commune des quatre confédérations :
« Pour les organisations syndicales CGT, CGT-FO, UNSA, FSU, l’ampleur de la manifestation nationale du 25 mai à Paris, ainsi que les très nombreuses initiatives qui ont eu lieu et se poursuivent dans toute la France, expriment clairement la volonté des salariés du privé et du public : l’exigence d’une réforme des retraites autre que le projet de loi que le gouvernement vient de décider de soumettre au Parlement.
Aujourd’hui (mercredi - NDLR), le Conseil des ministres vient de confirmer la volonté du gouvernement de passer en force. Face à la propagande gouvernementale et aux déclarations ministérielles provocatrices et mensongères, les salariés - et la majorité de l’opinion publique avec eux - ne sont pas dupes.
- Il n’y a pas eu de véritables négociations et le gouvernement ne peut se prévaloir, devant la représentation nationale, de l’approbation de son projet de loi par les partenaires sociaux.
- La baisse du niveau des pensions et des retraites, pour les salariés du privé comme du public, sera importante et produira des effets dévastateurs sur les conditions de vie des futurs retraités.
- L’avenir des régimes par répartition, faute de ressources supplémentaires reposant sur une nouvelle répartition des richesses, n’est pas assurée et l’épargne retraite par capitalisation fait bien partie du projet de loi.
En conséquence, les organisations syndicales, CGT, CGT-FO, UNSA, FSU réaffirment leur exigence d’une véritable négociation et d’un débat démocratique pour construire le projet de réforme permettant de garantir l’avenir de nos retraites.
Alors que les actions et les grèves sont décidées et se développent dans de nombreux secteurs, y compris dans les entreprises privées, la CGT,
la CGT-FO, l’UNSA, la FSU appellent les salariés à amplifier la mobilisation. Dans cette démarche, elles mettent tout leur poids.
En effet, seule une généralisation du mouvement, privé/public, et s’inscrivant dans la durée, pourra faire revenir le gouvernement sur ses choix néfastes. C’est une mobilisation générale qu’il faut organiser. Dans cette perspective, la CGT, la CGT-FO, l’UNSA et la FSU appellent les salariés à faire du 3 juin un rendez-vous majeur de grèves et de manifestations. Elles sont prêtes à donner, avec eux, à cette journée, tous les prolongements indispensables ».
| La F.C.P.E. de La Réunion réagit aux déclarations de Luc Ferry |
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| Après l’intervention du ministre de l’Éducation nationale hier au congrès de la P.E.E.P., la Fédération des conseils de parents d’élèves (F.C.P.E.) de La Réunion, a publié hier un communiqué dans lequel elle « réaffirme sa position qui est la reprise des cours et le passage des examens mais sous certaines conditions qui passent par la négociation ». Ainsi, la FCPE « condamne toute force de violence ». En effet, « la situation à La Réunion exige qu’elle soit examinée avec calme, en sachant qu’à La Réunion nous vivons dans un contexte social très difficile et ce n’est pas en agissant avec force et brutalité qu’on résoudra les problèmes. Nous demandons l’intervention de tous nos politiques pour expliquer au gouvernement la situation délicate dans laquelle vivent tous les Réunionnais », conclut Hervé Lauret, président de la FCPE à La Réunion. |
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