France

La demande de la Commission européenne est « irréalisable »

Budget

27 octobre 2003

« Ce que demande la Commission en matière de dépenses est irréalisable sauf à supprimer des transferts aux ménages ou encore réduire notre politique pour l’emploi », déclare Alain Lambert, ministre délégué au Budget, dans une interview accordée au journal "Le Monde" dans son édition datée de dimanche-lundi. Selon le ministre, « cela irait à rebours de la politique voulue par le gouvernement ».
Soulignant que « le budget inclut déjà le maximum d’économies qu’il est possible de faire, compte tenu du contexte économique », il précise que si la croissance était plus forte que prévu, « la totalité des bonnes surprises en matière de recettes fiscales sera consacrée à la réduction du déficit ».
Alors que le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 8,9 milliards d’euros en 2003, Alain Lambert a ajouté : « Pour 2004, le message est clair : il ne doit pas y avoir d’augmentation (de ce déficit) par rapport à 2003. Et nous devons nous fixer comme objectif à moyen-long terme, que les dépenses remboursées par l’assurance-maladie n’évoluent pas plus vite que la richesse nationale ».
« Je crois toujours à l’utilité et à la nécessité du pacte (de stabilité) mais les règles qu’il édicte (doivent) être appliquées avec discernement sur toute la durée d’un cycle économique », poursuit-il. Avec une prévision de déficit de 3,6% du PIB en 2004, la France violera l’an prochain pour la troisième fois consécutive, comme l’Allemagne, le plafond maximal de 3% de déficit fixé par le pacte. Paris, déjà sorti des limites en 2002 à 3,1%, a prévu 4% sur 2003.
La Commission européenne a demandé à la France qu’elle s’engage à réduire son déficit structurel de 6 milliards d’euros en 2004. Interrogé sur le risque de sanction encouru par la France, Alain Lambert « ne pense pas que le conseil des ministres européens puisse prendre des mesures qui précipiteraient la France, et demain l’Allemagne en récession ».

Polémique autour du décès d’un clandestin à Paris
Des Africains se sont dits choqués d’apprendre que le pilote d’Air France, qui avait continué à voler alors qu’il savait un clandestin caché dans le train d’atterrissage de l’Airbus dont il avait les commandes le 10 octobre dernier, ne s’est pas posé parce qu’il aurait jugé les aéroports peu sûrs en Afrique.

Le pilote, dont l’avion assurait la liaison Brazzaville/Paris, avait en effet été informé de la présence d’un clandestin dans le train d’atterrissage de l’avion, près d’une heure et demie après le décollage. L’avion a maintenu le cap jusqu’à Paris, où le clandestin a été retrouvé mort. Selon les premiers éléments de l’enquête interne ouverte par Air France, le pilote n’a pas voulu prendre de risque d’atterrir dans un aéroport africain en pleine nuit. Des endroits où « les conditions météorologiques et de ravitaillement ne sont pas certaines ». Ces arguments ont indigné des Africains, notamment le Béninois Romain Binazon, Coordinateur national des sans papiers de France. « C’est clair qu’on s’en fout parce que c’était un clandestin. Sa vie ne vaut pas grand chose », a-t-il déclaré choqué. Pour d’autres Africains interrogés, il est évident que « s’il s’était agi d’une bombe, le pilote aurait très certainement trouvé en Afrique, des aéroports sûrs pour atterrir ». Des sources proches de la compagnie aérienne ont cependant affirmé qu’un arrêt n’aurait rien changé, car le clandestin était probablement déjà mort au moment où le pilote a été prévenu de sa présence. Après le décès du clandestin, un congolais de 16 ans prénommé Eric, des enquêtes ont été ouvertes par la gendarmerie et par la compagnie. Elles se poursuivent encore.


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