Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Inéluctable selon “Le Figaro”
7 septembre 2004

D’après “Le Figaro” du 4 septembre dernier, ’les professionnels anticipent une hausse de 10% hors inflation sur la prochaine décennie pour mettre en conformité les systèmes de traitement’. Conséquence : une hausse des factures d’eau. “Le Figaro” prépare l’opinion à cette éventualité. Extraits :
Contrairement à une idée bien ancrée dans les esprits, l’eau ne coûte pas si cher en France : un euro par jour et par ménage, soit 1% du panier de la ménagère. Mais pas de fausse joie pour autant, la facture devrait s’alourdir. Tous les professionnels du secteur anticipent en effet une hausse de près de 10% hors inflation sur les dix prochaines années.
Avec un prix moyen global pondéré de 2,56 euros par mètre cube, l’Hexagone n’est qu’au cinquième rang par rapport à ses voisins européens, d’après une étude de NUS Consulting. C’est beaucoup moins que le Danemark (4,53 euros/m 3) et l’Allemagne (4,45 euros/m 3). Sans compter que les différences de tarifs entre villes sont relativement maîtrisées en France : les prix varient de 1,8 à 3,8 euros. En Grande-Bretagne, par exemple, l’écart va d’un peu plus de 2 euros à Londres à 6,8 euros à Glasgow. (...)
L’assainissement entre pour 31% dans le prix de l’eau tandis que la "potabilisation" représente 43% de la facture. Le reste est prélevé par les agences de l’eau et les taxes.
Enfin, troisième raison des différences de prix, moins glorieuse : la France est nettement en retard par rapport à ses partenaires européens en matière d’assainissement. Or, tôt ou tard, elle devra opérer un rattrapage. Une directive européenne de 1991 a en effet fixé plusieurs seuils pour mettre en conformité les systèmes de traitement des eaux urbaines résiduaires d’ici à 2005, dans toutes les communes de plus de 2.000 habitants. (...)
Ce n’est pourtant pas faute d’investir dans le domaine de l’eau. Pour la seule année 2002, les communes et leurs regroupements ont dépensé près de 8 milliards d’euros pour l’eau et l’assainissement, soit la moitié de leurs dépenses annuelles, d’après le ministère de l’Industrie qui, pour la première fois, en partenariat avec l’IFEN (Institut français de l’environnement), publie une étude sur les dépenses des communes en faveur de l’environnement en 2002.
Insuffisant au vu des défis auxquels elles sont confrontées. Mais il n’y a pas non plus de quoi tirer la sonnette d’alarme. Les canalisations sont globalement en bon état de fonctionnement, selon les professionnels. D’ailleurs, le meilleur indicateur, le taux de fuites, l’atteste. Il reste stable à 20%, l’une des meilleures performances au monde, et bien loin devant les États-Unis où il avoisine 50%.
Nos peines
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