Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Outre-mer
Guadeloupe
14 octobre 2003

Depuis samedi, les élus guadeloupéens ont fait leur choix : réunis en congrès, ils ont voté pour un référendum populaire visant à l’évolution institutionnelle : Région et Département fusionneraient en une assemblée unique.
Les élus du Conseil général et du Conseil régional de la Guadeloupe, se sont réunis en congrès samedi à Basse-Terre. Ils sont tombé d’accord « sur la nécessité de faire évoluer le statut de la Guadeloupe » et ont donc voté à une large majorité en faveur d’une consultation de la population en vue d’une évolution institutionnelle. Tout au long de la semaine dernière, les élus avaient multiplié les réunions de préparation à ce congrès, afin de faire preuve « d’unité » face à la population de la Guadeloupe.
Dans ce consensus trouvé, (avec soixante-dix voix pour, six abstentions et une contre), les élus proposent « une nouvelle collectivité territoriale unique se substituant aux départements et à la région de Guadeloupe ». Une assemblée unique qui devrait être composée d’une assemblée délibérante et d’un conseil exécutif. Mais des divergences, parfois qualifiées de « profondes », subsistent concernant notamment le mode de scrutin de la nouvelle collectivité.
Selon une agence de presse guadeloupéenne, « La fédération du Parti socialiste s’est montrée en parfait accord avec son propos, en s’abstenant de voter la résolution, affirmant qu’elle n’était pas contre le projet d’évolution statutaire mais qu’elle ne pouvait pas s’associer à un texte étant donné son désaccord concernant le mode de scrutin, l’engagement du gouvernement sur les moyens à donner à cette nouvelle collectivité et les contre-pouvoirs qu’elle juge nécessaires. À noter que seul Philippe Chaulet a voté contre, que Marlène Captant qui avait annoncé son d’en faire de même a disparu et que Blaise Aldo s’est fait porter absent préférant s’occuper des finances de sa commune, Sainte-Anne ».
Jacques Gillot, le président socialiste du Conseil général expliquait : « La population pourra maintenant se prononcer sur son devenir ». Et Lucette Michaux-Chevry, présidente UMP de la Région, s’est félicitée « du consensus obtenu » après de longs mois de négociations entre les différentes organisations politiques de l’île. « Quand il y a une seule assemblée la population sait à qui elle s’adresse » a-t-elle dit.
Les Guadeloupéens devraient donc se prononcer sur cette évolution statutaire le 7 décembre. Comme les Martiniquais. En effet, mercredi dernier, en Conseil des ministres, Brigitte Girardin, avait déclaré « qu’une consultation pourrait être organisée » dans cette île parallèlement à la Martinique et à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
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