Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
3 septembre 2007

Le point de vue d’Henry Sterdyniak, professeur associé à l’université de Paris IX-Dauphine, membre de l’Observatoire français des conjonctures économiques.
« La TVA "sociale" a deux inconvénients. Le premier : contrairement à ce que dit son nom, elle ne porte pas sur l’ensemble de la valeur ajoutée puisqu’elle ne taxe pas le capital et concerne uniquement le travail. Donc si on augmente les points de TVA à la place des points de cotisations employeurs, on reste dans une problématique où on fait payer le travail et pas le capital. Le deuxième inconvénient : si on ajoute cinq points de TVA, cela augmente de 5% le prix des produits importés, entraînant une baisse de 5% des prix des produits français. La mesure améliorerait la compétitivité de l’économie française puisqu’on pourrait vendre moins cher à l’exportation et faire des gains sur notre marché car les prix étrangers seraient plus chers. Pour les défenseurs de cette TVA, c’est l’idée géniale : même si la BCE (Banque centrale européenne) ne baisse pas le cours de l’euro, cela permet de dévaluer de manière cachée. Problème : la conséquence sera une hausse des prix en France. Du jour au lendemain, tous les produits importés (fuel, etc.) augmenteront de 5%.
Théoriquement, les prix des produits français ne bougeraient pas. Mais cela suppose que les entreprises françaises répercutent bien la baisse des cotisations et, malheureusement, ce n’est pas du tout certain. La mesure est donc risquée dans une situation où il y a déjà des tensions inflationnistes qui se profilent avec l’augmentation des prix des matières premières et des produits agricoles. C’est un pari dangereux. La première année, on pourrait constater une inflation de 1,2 ou 1,4%. Face à cette poussée des prix, deux stratégies sont possibles. La première est de bloquer les salaires et les prestations. On dit aux travailleurs, aux retraités, aux familles d’accepter une baisse du pouvoir d’achat de 1,3% qui fournira des gains de productivité aux entreprises françaises. Cela suppose de supprimer les indexations. En d’autres termes, le SMIC n’augmenterait plus avec les prix. L’autre stratégie consiste à laisser jouer les indexations. Mais au bout de 2 ou 3 ans, les gains de compétitivité liés à la baisse des prix français auront été perdus, rattrapés par le surplus d’inflation. En résumé, la TVA sociale ne fonctionne qu’à la condition que tout le monde accepte une baisse du pouvoir d’achat. »
Entretien réalisé par Xavier Lalu
Source : L’Humanité
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture