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Antilles
La banane en danger de mort
4 octobre 2003

La filière banane est en danger de mort aux Antilles. Une exploitation agricole disparaît chaque jour. D’où la réplique des élus et professionnels de faire un front uni pour tenter de sauver ce qui peut l’être.
L’information a été donnée par le quotidien "France Antilles" : depuis 1989, le paysage agricole guadeloupéen s’est fortement modifié, de nombreuses exploitations disparaissant. Anse Bertrand, Les Abymes, Sainte-Anne, Capesterre-Belle-Eau, Goyave, Baillif et Vieux-Habitants sont les communes les plus touchées. La filière de la banane est l’un des piliers de la culture antillaise. Et, au fil des années, cette filière s’enfonce chaque jour davantage dans la crise. Selon différentes sources, depuis dix ans le nombre de producteurs est tombé de 1.200 à 750 en Martinique et de 1.000 à 400 en Guadeloupe. Les grèves se multiplient dans les plantations, les ouvriers agricoles ne sont plus payés en fin de mois. Le manque de trésorerie des planteurs est patent. Le gouvernement, inquiet d’une situation qui touche bon an mal an près de 15.000 emplois, et concerne un produit qui représente 70% des exportations martiniquaises et la moitié de la production agricole finale de l’île, a dépêché d’urgence une mission ministérielle d’étude pour tenter de sauver cette production européenne confrontée à la concurrence des sociétés multinationales américaines qui produisent en Amérique centrale de la banane à des coûts 10 fois inférieurs.
Pour tenter de sauver la filière, un mariage de raison s’est donc opéré, entre la Martinique et la Guadeloupe. « Un seul produit, une seule voix » titrait "France Antilles", en expliquant qu’un "Front commun de défense de la banane antillaise", a été créé à Fort-de-France, qu’il réunira désormais élus et socio-professionnels de Guadeloupe et de Martinique. Présidé par Lucette Michaux-Chevry, il réunira les élus et socio-professionnels dans une dynamique commune : la maîtrise du marché de la production antillaise et l’unité d’action et pour obtenir une renégociation de l’OCM Banane.
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