Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Déclaration d’intention signée à Paris pour moderniser le port
3 mars, par

Antsiranana, ancienne base stratégique française, la ville redevient un pivot majeur de l’océan Indien. Derrière la modernisation du port et l’économie bleue, c’est le retour assumé d’un partenariat franco-malgache aux enjeux économiques, maritimes et géopolitiques.
L’histoire ne s’efface jamais totalement. À Antsiranana, elle refait surface. Ville qui abritait autrefois la plus importante base militaire française hors de France, elle redevient aujourd’hui un point fort de la coopération entre la France et Madagascar.
Jusqu’au milieu des années 1970, Diego-Suarez — nom colonial d’Antsiranana — constituait un pilier du dispositif militaire français dans le monde. La chute du régime pro-français de Philibert Tsiranana entraîna le départ des militaires français et leur transfert dans notre pays, La Réunion.
Cinquante ans plus tard, le vent tourne à nouveau.
En présence du Président de la Refondation de la République malgache Michaël Randrianirina et du Président de la République française Emmanuel Macron, une déclaration d’intention a été signée pour accompagner l’émergence d’un écosystème de l’économie bleue et renforcer les capacités portuaires d’Antsiranana. Ce texte s’inscrit dans la continuité de la coopération bilatérale, notamment au sein de la Commission de l’océan Indien.
La modernisation et l’extension du port civil visent d’abord à dynamiser le Grand Nord malgache. Infrastructures rénovées, logistique optimisée, attractivité accrue : Antsiranana veut devenir un hub maritime de premier plan. L’économie bleue — pêche durable, valorisation des ressources marines, services portuaires — est présentée comme le moteur d’une nouvelle prospérité régionale.
Cependant, la montée en puissance du port aura aussi une conséquence claire : la capacité d’accueillir des navires militaires français. Il ne s’agit pas officiellement de recréer une base permanente. Mais dans un océan Indien traversé par les rivalités stratégiques, la présence de bâtiments de guerre français à Antsiranana revêt une dimension géopolitique majeure.
La France tente de se maintenir au large de l’Afrique, La Réunion et sa base militaire gratuite ne lui suffit pas alors qu’elle est incapable de gérer l’île comorienne de Mayotte. Madagascar, de son côté, cherche des partenaires capables d’accompagner son développement sans renoncer à sa souveraineté. Ce rapprochement traduit une recomposition assumée des équilibres.
Le retour de la France à Antsiranana n’est pas un simple souvenir réactivé. C’est un choix politique. Un pari sur l’avenir. Et peut-être, pour le Grand Nord malgache, l’ouverture de nouvelles opportunités.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
Démographie, mondialisation de l‘économie et innovation technologique
Investissement de 424000 euros en partenariat avec les fonds européens gérés par la Région Réunion
Réunion en Inde des ministres du Travail et de l’Emploi des pays du BRICS
Les entreprises recherchent-elles avant tout des spécialistes de l’IA ?
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)