« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
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31 décembre 2024

Les dettes historiques de Madagascar envers l’ex-URSS, qui datent de plusieurs décennies, pourraient bientôt se transformer en un programme de développement significatif pour la Grande Île. Cette possibilité a été récemment évoquée par le président du Sénat malgache, le général Richard Ravalomanana, lors de sa rencontre avec Victoria Abramchenko, vice-présidente de la Douma d’État russe. Alors que ce projet a été discuté pour la première fois en 2022, il revient sur le devant de la scène, illustrant l’importance de la coopération entre Madagascar et la Russie.
Les relations entre Madagascar et l’ex-URSS remontent à plusieurs décennies, marquées par des échanges politiques et économiques. Cependant, le fardeau de la dette accumulée au fil des ans a longtemps entravé le développement économique de Madagascar. Face à des défis tels que la pauvreté, l’insuffisance des infrastructures et les crises sanitaires, la conversion de cette dette en un programme de développement représente une opportunité pour Madagascar d’obtenir des ressources essentielles pour améliorer son économie et ses infrastructures.
Les récents échanges entre les autorités malgaches et russes ont mis en avant l’idée de convertir la dette en un programme de développement. Ce projet a été au centre des discussions lors de la rencontre entre Ravalomanana et Abramchenko, soulignant une volonté commune de renforcer les liens bilatéraux. En janvier 2025, les autorités malgaches doivent prendre une décision finale sur ce projet, laissant entrevoir des négociations approfondies qui pourraient façonner l’avenir des relations entre Madagascar et la Russie.
Plusieurs axes de coopération ont été identifiés lors des discussions. D’abord l’éducation où la collaboration dans le secteur éducatif pourrait permettre une amélioration des compétences des jeunes malgaches, favorisant ainsi le développement d’une main-d’œuvre qualifiée. Puis le tourisme. Le développement du secteur touristique pourrait générer des revenus significatifs pour Madagascar, contribuant ainsi à la diversification de l’économie nationale. Il y a aussi l’amélioration des infrastructures de santé et la mise en place de programmes de sécurité sanitaire, notamment dans la lutte contre la peste, sont essentielles pour protéger la population malgache. Enfin, un engagement accru entre les parlements malgache et russe favoriserait une meilleure compréhension mutuelle et une coopération renforcée dans divers domaines.
L’éventuelle transformation de la dette en programme de développement pourrait avoir des conséquences profondes sur l’économie malgache. En fournissant des ressources financières et techniques, ce projet pourrait aider Madagascar à atteindre ses objectifs de développement durable. Toutefois, cela nécessite une gestion rigoureuse des ressources et une évaluation continue des impacts des projets mis en œuvre.
Valentina Matvienko, présidente du Sénat russe, a souligné l’importance de la collaboration internationale dans un monde en constante évolution. Elle a mis en avant une vision partagée pour un ordre mondial multipolaire, qui pourrait bénéficier à la fois à Madagascar et à la Russie. Une telle approche favoriserait non seulement le développement économique de Madagascar, mais renforcerait également la position de la Russie en tant qu’acteur clé sur la scène internationale.
Source : Dépêche Informative Taratra
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