Présidentielle 2027 : pourra-t-on sortir du chaos ?
11 août, parLe 9 juin 2024, Macron perd les élections européennes (il s’était personnellement impliqué dans la campagne). Sans attendre les résultats (…)
15 octobre 2008, par

Alors que la récession résultant de la crise qui ébranle les finances des pays riches inquiète les milieux d’affaires à Madagascar, un sujet d’actualité en lien avec les problèmes de l’emploi retient prioritairement l’attention du plus grand nombre.
A l’occasion d’une conférence de presse sur la situation sociale dans la capitale, le jeune Maire Andry Rajoelina, expliquant les mesures prévues par la Commune, en vue de maîtriser l’afflux des vendeurs sur la voie publique, et ses conséquences sur la salubrité, la circulation, etc... exprimait son inquiétude face à la fermeture récente de quelques usines franches, qui ont jeté a la rue, en l’espace de quinze jours, quelques 6.000 salariés. M. Rajoelina annonçait alors que dans les mois prochains, d’autres usines, se déclarant en « chômage technique », licencieront 40.000 autres travailleurs !
En dépit des affirmations optimistes du patron de l’association des Groupements d’entreprises franches (GEFP) et du silence du Gouvernement, il est patent que les « zones et entreprises franches » à Madagascar sont en difficulté. Il paraîtrait que, sur injonction du Fonds Monétaire International, le Gouvernement malgache s’est engagé à mettre fin au « statut » des entreprises franches, en vue de « simplifier le système fiscal » dans la Grande Ile.
Il convient de rappeler à ce propos que l’application de la loi sur les zones franches, il y a plus d’une décennie, a permis l’installation de 180 usines franches (pour la plupart étrangères) qui ont recruté plus de 170.000 salariés, faisant de ce secteur le premier pourvoyeur d’emplois dans la Grande Ile. On évoquait alors la faiblesse des salaires (20/21 euros mois), les facilités douanières accordées par les Etats-Unis, en application de l’AGOA, comme autant « d’avantages » pour la Grande Ile.
Or, ce débauchage massif de personnel dans les usines franches apporte un nouvel éclairage sur l’état de l’économie malgache. Les chiffres publiés ici et ailleurs, et les commentaires qu’ils soulèvent, citent pêle-mêle :
• L’instabilité de la monnaie malgache qui met en difficulté les exportateurs,
• Le démantèlement de l’accord multifibres,
• Le coût de l’électricité qui figure parmi les plus chères du monde, et qui sera incessamment augmenté de 15%,
• L’aggravation de l’insécurité (vols, attaques accompagnées de violences...),
• La pérennité de la corruption à tous les niveaux.
Selon un récent rapport de la Banque Mondiale, 61% des Malgaches vivent avec moins de 1.700 ariary par jour (1 euro = 2.400 ariary) ; or, dans toutes les régions de l’ile, le riz, qui est l’aliment de base, ne s’achète pas à moins de 1.000 ariary le kilo.
La crise alimentaire est bel et bien là (et cela, depuis 2005, affirment des analystes), et les répercussions inéluctables de la crise financière actuelle ne feront que l’aggraver. L’éradication de la pauvreté à Madagascar n’est pas pour demain.
B.Y.
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Mézami si mi di azot mi rèss dan lé ba é sète ané la fré la okip amwin. Sépa la vyéyèss lotèr pars lé vré konm i di « toulézan douz moi » é afors (…)
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