« Du champ au laboratoire » : diagnostic phytosanitaire

Protection des végétaux et cultures fruitières

15 janvier 2007

Dans le cadre du programme régional de protection des végétaux (PRPV) mis en œuvre par les pays de la Commission de l’océan Indien, avec des financements européens, une formation sur 10 jours a eu lieu à Madagascar fin 2006 sur le thème “Collecte d’échantillons et reconnaissance des organismes nuisibles”.

Le programme PRPV a été mis sur pied entre les pays de la COI - Comores, Madagascar, Maurice, Réunion, Seychelles - pour améliorer quantitativement et qualitativement les productions et exportations horticoles. Le programme se compose de 5 volets :
1- Un réseau d’information par la mise en place du site Web www.prpv.org
2- Harmonisation des réglementations sur l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’océan Indien
3- Analyse de la qualité des produits phytopharmaceutiques et de la qualité de la production de fruits et légumes ;
4- Recherches et expérimentations sur les ennemis des cultures ;
5- Conseils techniques et formation

Le CTHA de Madagascar est membre du Comité scientifique d’Orientation et de pilotage, l’organe de décision du programme sur sa partie technique. C’est ainsi que ses techniciens de terrain et de laboratoire, avec ceux du Service de la protection des végétaux et ceux de la Quarantaine ont suivi le stage de 10 jours animé par des experts du CIRAD (de La Réunion et du Vaucluse) et du service de la protection des végétaux de La Réunion.
La formation a permis aux stagiaires de réviser leurs connaissances en maladies et ravageurs des cultures. C’était une formation complète où la mycologie, la bactériologie, la virologie et l’entomologie ont été au programme. Des pratiques aux champs et aux laboratoires ont dominé la formation. Tous les aspects de la surveillance phytosanitaire ont été révisés, à savoir :

- les méthodes d’observation des symptômes au champ,

- les matériels et les méthodes de prélèvement et de conditionnement d’échantillons à envoyer aux laboratoires,

- les méthodes de culture et d’observation en laboratoire.

Cette rencontre a ainsi permis de redynamiser les activités des laboratoires concernés. Il a été même évoqué la rénovation du laboratoire du Service de la Quarantaine qui sera également équipé de matériels neufs (demande au PRPV en cours) pour qu’on puisse faire de la mycologie et de la bactériologie. Si les observations des symptômes au champ ne suffisent pas pour identifier les maladies, des échantillons seront envoyés à ce laboratoire. Les techniciens de terrain et les producteurs auront une précision sur les maladies. Ils auront ainsi moins de difficulté à identifier les organismes nuisibles des cultures et à établir par la suite une méthode de lutte adéquate.

(Source : Centre technique horticole d’Antananarivo, n°6 oct.- déc. 2006)


Creusement du port de Fort Dauphin

Les travaux ont commencé

Le projet d’extraction d’ilménite à Fort Dauphin prend forme. Après la signature du contrat pour la construction de ce port gigantesque entre le projet Pic, QMM-SA et Daiho le 24 novembre dernier, la construction est lancée.

Une cérémonie marquant le début des travaux a eu lieu à Ambinanindrano le 18 décembre 2006. Il est à noter que ce port devrait être opérationnel d’ici 2008.
Avec un quai principal de 275 mètres et un quai secondaire de 167 mètres, le port d’Ehoala pourra accueillir des grands bateaux.
Il permettrait non seulement d’exporter 750.000 tonnes d’ilménite par an, mais contribuerait également à désenclaver la région de l’Anosy et ouvrirait ainsi la porte à la croissance économique.
En effet, les installations du port serviront à QMM environ une semaine par mois, la majorité du temps sera réservée aux diverses activités d’exportation et d’importation.
Ouvrant sur l’Afrique et l’Asie, ce nouveau port jouera un grand rôle pour les trafics de l’océan Indien.

Financement

La valeur du contrat pour la construction des infrastructures lourdes du port d’Ehoala s’élève à 129 millions de dollars. L’Etat Malagasy, dans le cadre du Projet Pôles Intégrés de Croissance, financé par la Banque mondiale, participera au financement à travers une subvention de 35 millions de dollars.
La société Port d’Ehoala S.A, filiale de QMM, assurera le financement, la construction et l’exploitation de ce port au nom de l’Etat Malagasy dans le cadre d’une convention de concession globale signée avec l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF), le 24 mars 2006. Le port sera, à la fin de l’exploitation minière, rendu à l’Etat selon les modalités stipulées dans cette convention.
Avec un investissement de 585 millions de dollars, soit un peu plus de 6.000 milliards de Fmg, le projet d’extraction d’ilménite à Fort Dauphin est l’un des plus grands projets miniers jamais réalisés à Madagascar.

(Source : “Quotidien de Madagascar”, 19-12-2006)


Brèves

Les bailleurs de fonds à Madagascar se montrent sceptiques, voire hésitants, quant aux bienfaits pour l’économie malgache des entreprises franches : c’est ce qui ressort d’une étude faite à leur demande et dont les conclusions ont été connues en décembre, tandis que le Groupement des Entreprises franches et Partenaires (Gefp) se livrait, avec le ministère de tutelle, à un intense lobbying pour la prolongation d’une clause (la règle spéciale d’origine) de l’AGOA - en anglais : loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique - favorable aux entreprises franches exportant sur les marchés américains et européens.

Orange Madagascar conforte sa position à Madagascar, en poursuivant l’extension de son réseau. La tranche Antsiranana-Nosy-Be, au Nord, est opérationnelle, et la connexion entre Antsiranana et Antananarivo est effective depuis la fin 2006. La compagnie de téléphonie mobile Orange Madagascar a lancé l’installation d’un réseau terrestre dans le Nord du pays. Le réseau reliera la région Sava, Nosy-Be, les villes d’Antsiranana, de Mahajanga et d’Antananarivo. La boucle se fermera en remontant vers Toamasina. Le réseau Orange couvre actuellement 119 villes à travers le pays.

• Pour lutter contre la maladie de Panama ou fusariose qui affecte bon nombre de bananiers de la côte Est malgache, un programme national du ministère de l’Agriculture et du Centre technique horticole d’Antananarivo (CTHA), adossés à un réseau international pour l’amélioration de la banane et la banane plantain (INIBAP), favorise la multiplication in vitro de 2 variétés de bananiers (ITC 1282 et ITC 1271) résistant à la fusariose et à la cercosporiose noire*.

[* Cette dernière maladie est apparue dans de nombreux pays tropicaux en développement, dans le milieu des années 80, au moment où la banane-dollar cherchait à asseoir sa suprématie sur le marché mondial - Ndlr]

• Le maire de la Communauté urbaine d’Antananarivo, M. Ramiaramanana, était le mois dernier l’un des invités du maire de Paris, Bertrand Delanoe, pour les festivités d’inauguration de la première ligne de tramway rétablie depuis 70 ans dans la capitale française. Un projet de tramway serait envisagé à moyen terme dans la capitale malgache.

• Selon une annonce faite par le promoteur canadien du Projet d’exploitation de nickel et cobalt à Ambatovy, dans la région de Moramanga, un « permis environnemental » a été accordé à la société Dynatec par l’Office Nations pour l’Environnement. Ce permis donne le feu vert à l’exploitation des gisements pour lesquels la société canadienne a consenti un investissement initial de 2,5 milliards de dollars - à 60% sous forme de prêts “à sécuriser”. L’exploitation prévue sur 27 années nécessiterait encore 5,9 milliards de dollars.

• Un “Projet pilote d’orpaillage” a été exposé à Madagascar lors d’un atelier minier par la chef de projet pour le renforcement institutionnel du secteur minier malgache en présence du ministre de l’Énergie et des mines. Ce projet vise à augmenter la contribution au PIB des producteurs d’or, de 10% à 20%, par une meilleure structuration de la filière et la mise en place d’“Agences de l’or” dans plusieurs régions (Brieville, Andriamena...), avec un appui de la France de 1 million 200.000 euros.

• La carotte malgache veut s’attaquer à l’export : c’est pourquoi, l’antenne du CTHA d’Antsirabe travaille à améliorer la qualité des carottes produites dans la grande Ile, pour répondre aux attentes du marché régional (océan Indien) et en particulier du marché réunionnais. Le but visé par les Malgaches est de pouvoir un jour remplacer les carottes d’Australie importées à La Réunion par une variété améliorée de Madagascar. Le CTHA travaille à partir de la variété “nantaise améliorée”, testée par rapport aux saisons et aux conditions culturales des zones productrices.


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Témoignages - 82e année


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