Visite officielle de Michaël Randrianirina en Égypte

Égypte-Madagascar : l’autoroute Antananarivo-Toamasina au cœur d’une coopération qui traverse le changement de pouvoir

30 juillet, par Manuel Marchal

Photo : Chantier de l’autoroute construite à Madagacar par Samcrete, société égyptienne.

La visite officielle du président malgache Michaël Randrianirina en Égypte illustre la volonté des nouvelles autorités de poursuivre un des grands projets engagés sous la présidence d’Andry Rajoelina. Reçu le 29 juillet par le président Abdel Fattah Al-Sissi, le chef de l’État malgache doit s’entretenir avec son homologue afin de renforcer les relations politiques, commerciales et les investissements entre les deux pays.

Au-delà de la diplomatie, cette rencontre met en lumière la continuité de l’un des plus ambitieux chantiers d’infrastructures de Madagascar : la construction de l’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina. Ce projet stratégique, lancé sous le gouvernement du président élu Andry Rajoelina, est réalisé par une entreprise égyptienne, Samcrete. Malgré le changement de régime intervenu après le coup d’État mené par des militaires de l’unité administrative CAPSAT, le chantier n’a pas été remis en cause en raison de la peur de la réaction de la population qui dépend de ce chantier.
Cette continuité montre que la junte militaire a fait le choix de préserver un des investissements structurants considérés comme essentiels au développement économique du pays. L’autoroute doit réduire considérablement les temps de transport entre la capitale et le principal port de Madagascar, par lequel transitent l’essentiel des importations et des exportations nationales. Son achèvement constitue un enjeu majeure.
La poursuite de ce projet traduit également la solidité du partenariat entre Antananarivo et Le Caire. L’Égypte ne se limite pas à un rôle de partenaire diplomatique : elle est devenue un acteur majeur des infrastructures malgaches grâce à l’implication de ses entreprises dans une des réalisations d’envergure.
Les entretiens entre Abdel Fattah Al-Sissi et Michaël Randrianirina devraient ainsi confirmer la volonté des deux États d’approfondir cette coopération, tant dans les domaines des investissements que sur les grands dossiers régionaux et internationaux. Pour Madagascar, le maintien d’un des projets engagés avant le changement de pouvoir constitue un signal adressé aux investisseurs étrangers pour que l’argent des étrangers continue de venir à Madagascar.

M.M.

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