Les étudiants ont défilé pacifiquement et veulent discuter de solutions à leur problème, pas la démission du gouvernement

« Gen Z » à Madagascar : les masques sont tombés, les étudiants exemplaires de clairvoyance

30 septembre 2025, par Manuel Marchal

Le 28 septembre, des étudiants représentant 23 régions ont dénoncé le mouvement Gen Z, refusant tout lien avec ses actions qu’ils jugent violentes et désordonnées. Selon eux, la véritable solution aux coupures d’eau et d’électricité passe par un dialogue direct avec le chef de l’État, non par des appels à la démission du gouvernement. Marqués par la mort d’un étudiant à Antsiranana, ils ont défilé pacifiquement, vêtus de noir, dans plusieurs villes. À Antananarivo, ils se sont arrêtés à Tsidana, refusant l’escalade prônée par Gen Z, et réaffirmant leur volonté d’apaiser la crise.

Dans la soirée du 28 septembre, un groupe d’étudiants, se présentant comme représentants des 23 régions, a pris publiquement la parole pour clarifier sa position face aux troubles récents. Ils ont fermement dénoncé les agissements du mouvement « Gen Z », rejetant tout lien avec ses membres et leurs actions. Selon eux, ce mouvement a semé le désordre dans le pays et ne saurait être associé à la jeunesse.
Ils attendent patiemment les pourparlers avec le président pour discuter des problèmes qui devraient être résolus. Les étudiants sont toujours appelés à protéger l’infrastructure de l’université. Il y a ceux qui font semblant d’être des étudiants et prévoient de la brûler et ce n’est pas acceptable, dit la déclaration.

GenZ ne saurait être associé à la jeunesse

Ces étudiants estiment que les revendications légitimes liées aux délestages électriques et à la pénurie d’eau doivent trouver une issue dans le dialogue avec le chef de l’État, et non dans la confrontation. Ils appellent donc au calme et condamnent toute forme de violence, soulignant que seule une démarche responsable peut contribuer à résoudre la crise actuelle.

Première revendication des dirigeants de GenZ : démission du gouvernement

Leur position contraste fortement avec celle des dirigeants de Gen Z. Alors que les manifestations initiales rassemblaient autour du problème crucial des coupures d’eau et d’électricité, les leaders de ce mouvement ont déplacé le débat en exigeant la démission du gouvernement dans un délai de 72 heures, refusant toute discussion avec les autorités. S’il n’y a pas de gouvernement, avec qui discuter ?. A moins que les chefs de Gen Z ou ceux qui se cachent derrière estiment qu’ils peuvent remplacer le gouvernement ? L’eau et l’électricité n’est plus leur problème : les masques tombent à Madagascar, c’est bien une tentative de coup d’État qui utilise la jeunesse et la pousse à affronter la police , la gendarmerie et l’armée pour qu’il y ait des martyrs.

Les étudiants refusent l’affrontement

La tragédie d’Antsiranana, où un étudiant a perdu la vie lors des manifestations, a renforcé la détermination à se démarquer. Hier encore, dans la capitale et plusieurs grandes villes, des milliers d’étudiants vêtus de noir ont défilé pacifiquement en signe de deuil, avant de regagner leurs campus. À Antananarivo, ils se sont arrêtés à Tsidana, refusant de céder aux appels de Gen Z qui incitaient à forcer le passage vers Ambohijatovo.Puis ils sont retournés à Ankatso, poursuivis par des policiers qui voulaient disperser le rassemblement. Cette discipline a marqué la volonté des étudiants de manifester sans violence, dans le respect de l’ordre public.

En se distanciant du radicalisme de Gen Z, les étudiants affirment leur rôle d’acteurs responsables, privilégiant le dialogue national pour apporter des solutions concrètes aux difficultés quotidiennes de la population.

M.M.

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