Les ambassadeurs réunis à Anosy

Gezani à Madagascar : la solidarité internationale s’organise

16 février, par Manuel Marchal

Après la déclaration de sinistre national provoquée par le cyclone Gezani, le gouvernement a convoqué la communauté internationale samedi au ministère des Affaires étrangères. Les ambassadeurs ont répondu présents.

Après le passage dévastateur de Gezani, l’État malgache sonne l’alarme mondiale : 143 millions de dollars au minimum pour relever un pays frappé au cœur. Promesses diplomatiques, besoins immenses, urgence sociale. Derrière les bilans, des vies broyées. Madagascar attend plus que des mots : une solidarité concrète face à la catastrophe.

Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a martelé un message clair : « Les victimes ont besoin de votre aide ». Plus de 280 000 sinistrés, près de 70 écoles inutilisables, des centaines d’hectares de rizières noyés. Autrement dit, l’éducation compromise, la nourriture menacée et une inflation déjà redoutée.
Les besoins annoncés dépassent 143 millions de dollars — et encore, seulement provisoires. Routes détruites, réseaux d’eau à reconstruire, électricité coupée, communications fragilisées : tout un pays à remettre debout. Le Bureau national de gestion des risques et catastrophes, le BNGRC, insiste sur l’urgence sanitaire et scolaire. Sans action rapide, les conséquences sociales s’installeront pour des années.
Face à l’ampleur de la crise, plusieurs États ont promis un soutien : la France, la Suisse, le Royaume‑Uni, les États‑Unis et Maurice. Maurice a offert un don de 1000000 dollars L’Union européenne a relayé des engagements venant aussi du Luxembourg et de la Belgique.
le Système des Nations Unies a débloqué une enveloppe globale de 5 millions de dollars via le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies, tandis que la Banque mondiale appelle à coordonner l’aide pour éviter les doublons et chaos humanitaire et a débloqué 37 millions de dollars.
Sur le terrain, le plan de contingence est actif dans les zones touchées, également frappées auparavant par le cyclone Fitia. Kits alimentaires, médicaments, matériel logistique : la solidarité concrète vient d’abord des équipes locales et des organisations déjà présentes.
Mais la question politique reste entière. À chaque catastrophe, Madagascar mendie des fonds pendant que le dérèglement climatique, dont il n’est presque pas responsable, frappe toujours plus fort. L’île paie pour un modèle économique mondial qu’elle n’a pas construit.

M.M.

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