La crise de l’eau à La Réunion favorisée par des décennies de sous-investissement
11 juillet, parDerrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
10 juin 2008

Après TICAD IV où, au Japon, l’on a évoqué l’incontournable raffermissement des liens entre ce pays du Soleil levant avec l’Afrique, les yeux sont tournés sur Madagascar pour cerner la situation actuelle des flux de capitaux étrangers. Ainsi, il ressort que, depuis des décennies, les investisseurs français restent le numéro Un dans le pays. En effet, contrairement à l’image fréquemment véhiculée qui fait des Indo-pakistanais (« karana ») les principaux acteurs de l’économie nationale, c’est la France qui reste l’investisseur étranger le plus présent et le plus influent dans la Grande Ile. Ainsi, les investissements français représentent environ 65% du stock d’investissement total étranger dans le pays, estimé à 320 millions d’euros. Les autres investisseurs étrangers sont essentiellement d’origine mauricienne, indo-pakistanaise, chinoise et sri-lankaise. Plus de 650 entreprises, capitaux français, sont présentes chez-nous (Madagascar - ndlr), dont 359 participations et 157 filiales.
Les plus grands groupes français sont représentés dans des secteurs très diversifiés. On peut citer, entre autres ; prépondérants pour le secteur bancaire, le Crédit Lyonnais/Crédit Agricole (alias BNI), la Société Générale (alias BFV-SG) et BNP Paribas (alias BMOI) ; pour l’énergie, Total et Air Liquide ; pour l’industrie, Lafargue ; dans le Bâtiment, Colas ; pour les télécommunications, AlcateL, France Télécom, Orange et Canal Satellite ; en matière de transports internationaux, Air France, Corsair et CGM ; pour le produits pharmaceutiques, Fournier, Fabre, Aventis, Mérieux, et pour l’informatique, Bull. Pour les autres, leur présence est ancienne dans la Grande Ile, notamment en ce qui touche les entreprises du secteur des biens d’équipement, et plus récente dans les domaines ouverts à la privatisation ou libéralisés, comme le secteur bancaire et celui de l’énergie.
Les entreprises de moyenne et petite taille constituent la majeure partie des implantations françaises à Madagascar. Celles de moins de 50 employés représentent à elles seules la moitié. Elles sont particulièrement présentes dans le secteur des services, comme l’ingénierie, le traitement de données informatiques, les cabinets juridiques et de conseil, l’immobilier, le tourisme, mais également dans l’industrie textile, le négoce international et la filière agro-alimentaire. Par ailleurs, plus d’un tiers des entreprises franches dans le pays, regroupées sous le statut franc, ont un lien avec la France. Pour 18 d’entre elles, il s’agit de filiales et 52 correspondent à prises de participation.
En outre, l’analyse du commerce bilatéral franco-malgache, en 2007, démontre la place particulière occupée par la France, qui concentre 30% du commerce extérieur national, restant ainsi, de très loin, le premier client de Madagascar ; Ces résultats semblent largement imputables à la forte présence française sur place - 27.000 ressortissants au dernier recensement et plus de 650 entreprises - et ont permis de diversifier les échanges entre les deux pays, et la montée en puissance de l’Asie dans le commerce extérieur de la Grande Ile, en ligne avec la tendance mondiale. En tout cas, l’analyse des grandes masses du commerce bilatéral franco-malgache fait ressortir une augmentation de 10% du volume global du commerce en 2007, simultanément à un net tassement du déficit commercial français depuis 2002. Cette évolution est imputable à un dynamisme des exportations françaises qui ont progressé de + 18,8% à destination de la Grande Ile.
Néanmoins, les difficultés intrinsèques du pays - persistance de la pauvreté, gouvernance, insuffisance des infrastructures tournées vers l’extérieur (ports, aéroports), tissu industriel peu développé, délestage électrique, etc...- continuent d’obérer la compétitivité des entreprises.
(Sources : Antenne Région Réunion Madagascar)
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Mézami si mi di azot lo tan lontan lété lo tan in gro fénoir la konéssans, sirésèrtin zot va dir amwin nou bann kominiss, bann zotonomiss ni kroi (…)
In kozman pou la rout
Guerre israélo-américaine contre l’Iran
Saint-Denis
C’est avec une profonde tristesse que la Ville de Saint-Denis a appris le décès d’Alain Couderc, conseiller municipal depuis 2008 et adjoint (…)
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Conséquence du maintien d’une société inégalitaire malgré la victoire sur l’apartheid
Conclusion des négociations entre l’Union européenne et les pays voisins de La Réunion
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Messages
11 juin 2008, 13:15, par bhapoo
« En effet, contrairement à l’image fréquemment véhiculée qui fait des Indo-pakistanais (« karana ») les principaux acteurs de l’économie nationale, c’est la France qui reste l’investisseur étranger le plus présent et le plus influent dans la Grande Ile ». Cette analyse est surprenante. De quelle nationalité sont les personnes d’origine indienne à Madagascar ?
Je rappelle à l’auteur de cet article que la majorité des personnes d’origine indienne à Madagascar (désignées par le terme péjoratif « Karana ») sont de nationalité française. Par conséquent les investissements réalisés par ces derniers sont français. Pour mieux connaître cette minorité, je suggère la lecture de l’article paru dans le Témoignages du Mercredi 3 janvier 2007 intitulé « la minorité indienne à Madagascar » de Bhapoo.
26 septembre 2009, 03:13
c’est un article, je pense qui à été pondu a la va-vite sans aucune considération des vrais réalités du pays en se basant seulement sur les chiffres officiels, ou peut-être c’est simlement une manipulation faite pour mettre la france en avant et la glorifier...