Le secteur du tourisme touché de plein fouet

10 mars 2009, par Risham Badroudine

Le tourisme, deuxième source de devises étrangères de Madagascar, a été touché en premier lieu par la crise politique qui perdure dans ce pays de l’océan Indien depuis plus de deux mois, avec des effets socio-économiques déjà perceptibles et tangibles.

Dans le cadre des conséquences immédiates, se confirment les annulations des réservations, avec la fermeture provisoire de certains établissements hôteliers.
Un communiqué publié la semaine dernière par l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) a fait état d’un taux d’annulation proche de 100% pour le premier trimestre 2009 et d’un taux d’occupation inférieur à 10% au niveau des hôteliers, contre 30% à 40% enregistré pendant la même période en 2008.
Sur le plan de l’emploi, dont le tourisme est un important secteur pourvoyeur, la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar (FHORM) a cité un chômage technique d’au moins 50% des effectifs toutes filières confondues.
En outre, des dégâts collatéraux seraient visibles sur les activités des transporteurs routiers, des artisans, des agriculteurs et des pêcheurs, dont les bénéfices sont liés au développement du tourisme local, selon la même source.
Rappelons que quelque 378.000 touristes ont visité Madagascar en 2008, générant l’équivalent de 393 millions de dollars de recettes en devises étrangères, une manne pour le pays.
En 2008, le tourisme, qui représente 30.000 emplois directs et beaucoup plus d’emplois indirects (artisanat, transports, etc…), se hissait en deuxième position des secteurs pourvoyeurs de devises étrangères, après les mines et avant l’aquaculture (industrie de la crevette notamment).
La saison 2009 est aujourd’hui menacée et des incertitudes planent sur 2010.

R.B


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Témoignages - 82e année


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