Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Pris au piège d’une violence qu’ils ne peuvent ni comprendre ni fuir
2 octobre 2025, par

À Madagascar depuis le 25 septembre, un mouvement a éclaté pour revendiquer l’accès à l’eau et à l’’électricité. La Génération Z ou GEN Z a fait cette revendication en allant dans la rue pacifiquement avec des messages sur les pancartes. Cette manifestation s’est étendue à l’échelle nationale et internationale avec les jeunes dans les provinces et les diasporas malgache dans le monde. Une réalité plus sombre émerge dans le chaos des manifestations et de la répression : celle de ses membres les plus jeunes, les enfants, pris au piège d’une violence qu’ils ne peuvent ni comprendre ni fuir.
photo CHU- HJRA
À Madagascar depuis le 25 septembre, un mouvement a éclaté pour revendiquer l’accès à l’eau et à l’’électricité. La Génération Z ou GEN Z a fait cette revendication en allant dans la rue pacifiquement avec des messages sur les pancartes. Cette manifestation s’est étendue à l’échelle nationale et internationale avec les jeunes dans les provinces et les diasporas malgache dans le monde.
A Antananarivo, alors que la jeunesse malgache, baptisée « mouvement Gen Z », bat le pavé pour réclamer un avenir meilleur, une réalité plus sombre émerge dans le chaos des manifestations et de la répression : celle de ses membres les plus jeunes, les enfants, pris au piège d’une violence qu’ils ne peuvent ni comprendre ni fuir.
Depuis le début de la crise fin septembre, les rues de la capitale et des grandes villes sont devenues le théâtre d’affrontements d’une rare intensité. Au milieu des slogans et des barricades, un ennemi invisible et âcre s’est abattu sur tous, sans distinction : le gaz lacrymogène
Cette manifestation du Gen Z, a évolué d’une manifestation pacifique en une manifestation tâchée du sang, de mort et des blessés. Les enfants sont devenus vulnérables à la manifestation. Ce sont des enfants qui luttent encore pour survivre. Où sont les droits des enfants dans ces moments ? Les grandes personnes se protègent du mieux qu’ils peuvent, mais qui vont protéger ces enfants face à une situation de crise ?
Le 29 Septembre 2025, la Plateforme de la Société Civile pour l’Enfance (PFSCE), regroupant 66 organisations, a lancé un cri d’alarme poignant, confirmant que de nombreux enfants ont été “affectés” et intoxiqués par ces gaz
Au-delà des blessures physiques se tisse un traumatisme plus profond. Pour chaque enfant blessé, combien d’autres garderont les cicatrices invisibles de la peur, de l’incompréhension face à cette déferlante de violence ? Quel avenir peut-on construire sur les peurs d’une enfance volée ?
Le message des organisations de protection de l’enfance est un rappel essentiel : en temps de paix comme en temps de crise, la protection de l’enfant est une obligation non négociable. Ironie tragique, un mouvement qui crie le désespoir d’une génération face à son avenir sacrifié blesse en son sein les plus innocents. Protéger les enfants aujourd’hui, c’est sauver la moindre chance de panser les plaies de Madagascar demain.
Faratiana Rakotoarivelo
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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