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31 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Difficile respect d’un confinement, empêcher le virus de circuler est la meilleure stratégie
9 décembre 2021, par

La lutte contre la pandémie de coronavirus a été compliquée à Madagascar par la situation sociale. En effet, à peine un travailleur sur vingt a un emploi déclaré. 94 % des emplois viennent du secteur informel, et les travailleurs ne peuvent compter sur la Sécurité sociale.
« D’après la base de données sur l’entrepreneuriat de la Banque mondiale, seuls 6% de la population occupent un emploi dans le secteur formel à Madagascar. La structure de l’économie, la lourdeur et le coût élevé de la mise en conformité avec les réglementations gouvernementales sont des raisons expliquant cette situation, rapportée dans le Diagnostic du secteur privé qui été présenté par cette institution financière, mardi », indique notre confrère 2424.mg.
« La part de l’économie informelle représentait 76% du PIB en 2016 », précise 2424.mg qui ajoute :
« Pour ce qui est des entreprises qui opèrent dans le circuit formel, Madagascar ne recense qu’environ 413.000 contribuables actifs. D’après ce qu’a rapporté le président du groupement du patronat malgache (Fivmpama - Fivondronan’ny mpandraharaha Malagasy), Rivo Rakotondrasanjy, 94% d’entre eux sont dans le secteur tertiaire, 4% dans le secteur secondaire et 2% dans le secteur primaire ».
Entre travailler tous les jours pour acheter sa nourriture de la journée et payer ses charges courantes, ou restés confinés et ne percevoir aucun revenu : le choix était très clair pour la plupart des travailleurs de Madagascar.
Cela explique il est bien difficile dans ces conditions de faire respecter un confinement. Il reste donc une stratégie prioritaire : tout faire pour que le coronavirus ne circule plus à Madagascar. Cela passe par un dépistage de tous les passagers à leur arrivée, et la quarantaine dans l’attente du résultat.
M.M.
Paul Vergès : 2016-2026
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