Protestation contre les coupures d’eau et d’électricité

Madagascar : inquiétude avant les manifestations annoncées jeudi

24 septembre 2025, par Manuel Marchal

De nombreux Malgaches s’apprêtent à descendre dans la rue ce jeudi. Des manifestations sont annoncées dans les grandes villes pour dénoncer les coupures d’eau et d’électricité qui paralysent la vie quotidienne et fragilisent l’économie. Au-delà des difficultés matérielles, une inquiétude s’installe : comme l’a montré La Réunion lors des gilets jaunes des battus aux élections misent sur un pourrissement de la situation pour réclamer des postes que les urnes leur ont refusés. Des millions de Malgaches qui ont créé une activité génératrice de revenu craignent de perdre un précieux jour de travail, si ce n’est leur outil de travail.

La saison sèche, peu propice au remplissage des barrages, accentue une situation déjà critique. Le réseau électrique, géré par la Jirama, est sous tension permanente : population en forte croissance – l’équivalent de La Réunion chaque année –, manque d’investissements étrangers dans la maintenance des groupes électrogènes, branchements pirates et pannes à répétition, Une panne à la centrale thermique d’Antsiranana a privé la plud grande ville du Nord de courant pendant plusieurs jours, le temps que les employés du propriétaire de la turbine intervienne. Les délestages sont fréquents pour les abonnés à l’électricité, moins de 20 % de la population, principalement dans les villes . Pour diminuer ces défaillances, un plan de construction de centrales solaires est sur les rails, mais l’impatience est grande car de nombreuses professions dépendent de l’électricité, indispensable pour les services numériques. Artisans, commerçants et cyber sont touchés.Le gouvernement a lancé la construction de centrales solaires,plusieures ont été récemment mises en service, mais l’impatience grandit.

Côté eau, la crise climatique réduit les ressources disponibles. Les puits s’assèchent, allongeant les files d’attente devant les fontaines publiques.

Car au-delà des difficultés matérielles, une inquiétude politique s’installe : comme l’a montré La Réunion lors des gilets jaunes des battus aux élections misent sur un pourrissement de la situation pour réclamer des postes que les urnes leur ont refusés. Des millions de Malgaches qui ont créé une activité génératrice de revenu craignent de perdre un précieux jour de travail, si ce n’est leur outil de travail.

M.M.

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