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Dépôt d’une gerbe à la stèle de Gisèle Rabesahala et participation à la commémoration officielle au Mausolée d’Ambohitsaina
1er avril 2022, par

Le 29 mars dernier à Antananarivo, le Parti du Congrès pour l’indépendance de Madagascar (AKFM) a rendu hommage aux combattants de la Révolte de 1947, commencée le 29 mars 1947 à Moramanga et qui fut marquée par une répression à l’origine de la mort de plus de 100.000 Malgaches. L’AKFM a rappelé que la lutte pour la décolonisation de Madagascar continue, en raison du maintien de l’occupation par la France des îles malgaches du Canal du Mozambique, les Îles Éparses.
Le 29 mars 1947 débuta l’insurrection contre la colonisation de Madagascar. Le pouvoir colonial saisit ce moment pour organiser une terrible répression pour contrer la volonté d’une indépendance de Madagascar sous direction malgache, sans influence de la France. Parmi les plus de 100.000 morts figuraient de nombreux dirigeants et militants du Mouvement démocratique pour la rénovation malgache (MDRM) qui revendiquait déjà le retour de Madagascar à l’indépendance. Le MDRM fut interdit et ses trois députés condamnés à mort. Le mouvement pour l’indépendance a survécu à cette répression. Il se restructura en 1958 avec la fondation du Parti du Congrès pour l’indépendance de Madagascar (AKFM) dont la secrétaire générale fut Gisèle Rabesahala, qui avait participé à la défense des Malgaches placés sur le banc des accusés par le pouvoir colonial lors des procès d’Antananarivo.
Le 29 mars dernier, l’AKFM a commémoré le 75e anniversaire du début de l’insurrection malgache. Il y eut tout d’abord une réunion au siège national de l’AKFM à Androvohangy, un quartier Antananarivo. Elle fut suivie par le dépôt d’une gerbe au pied de la stèle érigée en l’honneur de Gisèle Rabesahala située près du siège de l’AKFM.
Une délégation de l’AKFM a ensuite participé à la commémoration officielle organisée par l’État au Mausolée d’Ambohitsaina à Antananarivo. Ce Mausolée accueille les tombes de plusieurs anciens combattants de 1947, ainsi que celle de Didier Ratsiraka, ancien président de la République qui fut à l’initiative de la construction de ce monument.
A cette occasion, Andriantsoa Rajaobelisoana, dirigeant de l’AKFM, a rappelé que la lutte pour la vraie indépendance de Madagascar continue. Alors que le retour à l’indépendance date de 1960, la France continue d’occuper une partie du territoire de Madagascar. Ce sont les îles malgaches du Canal du Mozambique, connues sous le nom d’Îles Eparses.
Le retour de ces îles à Madagascar est portée par le gouvernement, comme l’a dernière rappelé le nouveau ministre des Affaires étrangères. Elle est soutenue par la communauté internationale, comme le rappelle le vote d’une résolution allant dans ce sens par l’Assemblée générale des Nations-Unies.
M.M.
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