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Tensions chez nos voisins
4 octobre 2025, par

À Antananarivo, les manifestations ont repris hier. Dans la capitale, les forces de police ont dispersé les foules à coups de gaz lacrymogènes. Les partisans du pouvoir préparent un meeting aujourd’hui au Coliseum d’Antsonjombe à Antanananarivo. Le président Rajoelina a appelé hier au calme et à l’unité, dénonçant des ingérences extérieures et réaffirmant sa volonté de protéger la paix et la stabilité du pays
A Antananarivo, la journée avait commencé dans un calme relatif. Les habitants vaquaient à leurs occupations quotidiennes avant que les premiers groupes de manifestants ne tentent de rejoindre Ambohijatovo, site symbolique revendiqué pour leurs rassemblements. La police est intervenue dispersant la foule à coups de gaz lacrymogènes. Peu à peu, les attroupements se sont dissous, mais d’autres foyers de mobilisation se sont formés à Ankadifotsy et Antaninandro, où les forces de l’ordre étaient déjà déployées en prévention.
Dans les provinces, la mobilisation avait pris de l’ampleur plus tôt dans la journée. À Mahajanga, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser des étudiants. Des mouvements ont également eu lieu à Toliara et Fianarantsoa. À Antsiranana, la manifestation annoncée par les étudiants de l’Université et la Génération Z a été reportée à aujourd’hui.
Face à cette montée de tensions, les partisans du pouvoir annoncent pour samedi un meeting au Coliseum d’Antsonjombe, espace clos mis à disposition par la Préfecture d’Analamanga. Le préfet a rappelé que ce lieu avait déjà été proposé aux organisateurs des manifestations, mais que ceux-ci l’avaient refusé, préférant Ambohijatovo pour sa portée symbolique au cœur de la capitale.
Dans une déclaration solennelle, le président Andry Rajoelina a réagi hier à ces événements. Il a dénoncé des tentatives extérieures visant à semer le chaos et à présenter Madagascar comme un pays en guerre. Selon lui, certains cherchent à détourner les revendications citoyennes pour servir des ambitions politiques et économiques. Le chef de l’État a appelé au calme, à l’unité et au dialogue, affirmant : « Nous ne devons pas nous disputer ni nous entretuer, mais nous protéger mutuellement. »
Il a également mis en garde contre la présence de personnes armées au sein des manifestations et réaffirmé sa détermination : « Je ne permettrai à personne de détruire et de causer le chaos dans notre pays. » Enfin, Andry Rajoelina a assuré qu’il continuerait à aller à la rencontre des Malgaches, réitérant son engagement à préserver la paix et la stabilité nationale.
M.M.
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