Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
La solidarité s’organise
7 mars

Après les cyclones Fytia et Gezani, plus de 29 millions de dollars US ont été mobilisés pour soutenir la réponse à Madagascar. Grâce à des mécanismes financiers anticipés impliquant ARC et la Banque mondiale, le pays a pu accéder rapidement à des fonds pour l’urgence, l’aide humanitaire et la reconstruction.
lus de 29 millions de dollars US ont été mobilisés pour soutenir la réponse d’urgence et la reconstruction à Madagascar après le passage des cyclones tropicaux Fytia et Gezani. Ce financement résulte d’un dispositif coordonné de mécanismes financiers anticipés mis en place avec le soutien de African Risk Capacity (ARC) et de partenaires internationaux, dont la Banque mondiale.
Selon les autorités nationales, ces deux phénomènes météorologiques ont affecté plus d’un demi-million de personnes et entraîné le déplacement d’au moins 67 000 habitants. Les dégâts ont touché de nombreuses régions du pays, endommageant les infrastructures, les moyens de subsistance et les services essentiels.
Pour faire face à l’urgence, trois instruments financiers complémentaires, préparés à l’avance, ont été activés. D’abord, le gouvernement malgache a pu accéder rapidement à 19,9 millions de dollars provenant du programme régional REPAIR (Regional Emergency Preparedness and Access to Inclusive Recovery), une initiative de la Banque mondiale destinée à fournir des financements rapides après des catastrophes climatiques majeures.
La gravité des cyclones a également déclenché l’assurance paramétrique souveraine souscrite auprès d’ARC, permettant de débloquer environ 5,6 millions de dollars supplémentaires. À cela s’ajoute une assurance dite « réplique », mobilisée pour soutenir les partenaires humanitaires, qui a permis de lever près de 3,79 millions de dollars.
Cette combinaison de mécanismes illustre l’importance du financement anticipé dans la gestion des catastrophes. En permettant un accès rapide à des ressources dès les premières phases d’une crise, ces outils offrent aux gouvernements et aux organisations humanitaires les moyens d’agir immédiatement tout en soutenant les efforts de relèvement à moyen terme.
Pour les responsables d’ARC, cette mobilisation financière démontre l’efficacité d’une approche fondée sur des solutions de financement des risques climatiques. Face à la multiplication et à l’intensification des catastrophes naturelles, la capacité à mobiliser rapidement des fonds devient un élément central de la résilience des États.
Madagascar, régulièrement exposé aux cyclones tropicaux dans l’océan Indien, travaille depuis plusieurs années avec ARC pour renforcer sa préparation financière face aux catastrophes climatiques. Cette coopération vise à garantir que des ressources soient disponibles rapidement lorsque des événements extrêmes surviennent, afin de limiter les impacts humanitaires et économiques.
Les autorités malgaches soulignent que cette mobilisation rapide de financements constitue un appui essentiel pour soutenir les populations touchées, protéger les moyens de subsistance et accélérer la reconstruction dans les zones sinistrées. Elle témoigne également de l’importance des partenariats internationaux dans la gestion des crises climatiques, de plus en plus fréquentes dans notre continent africain.
Paul Vergès : 2016-2026
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