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7,7 millions de Malgaches ne mangent par à leur faim
5 juillet 2022, par

Une semaine après la visite du Directeur d’AfricaRice à Madagascar, une nouvelle initiative a été lancée pour lutter contre la malnutrition dans la Grande île et soutenir la marche vers l’autosuffisance alimentaire de nos voisins.
Un article publié hier par notre confrère « l’Express » annonce une importante initiative à Madagascar. Voici un extrait :
« L’accord de financement du Projet de Résilience des Systèmes Alimentaires de Madagascar (PRSA), d’un montant de 158,1 millions de dollars, a été signé dernièrement entre l’Association Internationale de Développement (IDA) de la Banque Mondiale, représentée par Boutheina Guermazi, Directeur de l’Intégration Régionale en Afrique et le gouvernement malgache, représenté par la ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison.
Selon le ministère de l’Economie et des Finances (MEF), les systèmes alimentaires de Madagascar sont fragiles et soumis à des tensions croissantes. À ce jour, 7,7 millions de Malgaches souffrent d’une consommation alimentaire insuffisante contre 6,3 millions en mars 2022. Cette fragilité est aggravée par les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19. La guerre en Ukraine a également provoqué des perturbations sur les marchés mondiaux de l’alimentation et de l’énergie, ce qui a encore fait grimper les prix déjà élevés des produits agricoles et des carburants. »
Près du quart des Malgaches ne mangent pas à leur faim. Le programme ciblera principalement les régions qui ont été touchées par les cyclones cette année. Le but est de réduire également la vulnérabilité de Madagascar à la conjoncture internationale et de faire de l’agriculture le contributeur de 35 % du PIB dans 10 ans.
Il s’agit donc de faire face à l’urgence et de préparer l’avenir. Madagascar ne cache pas son ambition de redevenir le grenier de l’océan Indien. C’est un projet où les Réunionnais ont tout à gagner. Cela permettrait à notre île de se tourner de nouveau vers son voisin pour importer la nourriture qui n’est pas produite à La Réunion plutôt que de la faire venir d’Europe ou d’Asie.
Mayotte a d’ailleurs pris quelques longueurs d’avance dans ce domaine. Car du fourrage sera désormais importé de Madagascar plutôt que d’un lointain continent pour contribuer au développement de l’élevage. Par ailleurs, la compagnie Ewa a été mise à contribution pour transporter des chargements de fruits et légumes produits à Madagascar pour fournir le marché mahorais.
M.M.
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