Mutinerie d’officiers d’une caserne dans la capitale et appel à la paralysie totale du pays

Madagascar : tentative de coup d’État sur fond d’influence étrangère et d’intérêts économiques

13 octobre 2025, par Manuel Marchal

À Madagascar, des militaires du CAPSAT se sont soulevés contre le président Rajoelina, ils ont rejoint une ma,ifestation au centre-ville de la capitale où se trouvaient l’opposition dont l’ancien président Marc Ravalomanana, proche de Washington quand il était chef de l’Etat, qui symbolise pour beaucoup le retour d’une influence étrangère rejetée massivement en 2009, et des manifestants exigeant la démission du président. Tandis que la présidence dénonce une tentative de coup d’État, l’Union africaine et l’Afrique du Sud appellent au dialogue. En toile de fond, la crise, créée par une cyberattaque massive pilotée depuis l’étranger, révèle l’influence d’intérêts économiques étrangers, liés aux milieux ultralibéraux ayant soutenu Trump, sur la souveraineté de la Grande Île.

À Antananarivo, la tension ne retombe pas. Samedi, des militaires du CAPSAT, une caserne de la capitale se sont insurgés contre le président Andry Rajoelina, appelant policiers et gendarmes à les rejoindre et exigeant le blocage de l’aéroport. Hier, les mutins ont pris part à un rassemblement sur l’avenue de l’Indépendance, où plusieurs figures de l’opposition, dont l’ancien président Marc Ravalomanana, étaient présentes. Ce dernier, proche de Washington quand il était chef de l’État, symbolise pour beaucoup le retour d’une influence étrangère, rejetée massivement en 2009, sur la scène malgache.

Les manifestants, menés pa“Gen Z Madagascar”, exigent la démission du président et une refonte institutionnelle complète. Le conseiller municipal de l’opposition, Alban Rakotoarisoa, a donné quarante-huit heures au Parlement pour destituer Rajoelina, faute de quoi les manifestants “dissoudront eux-mêmes l’Assemblée nationale”.

Face à ce défi, la présidence a dénoncé une “tentative illégale de prise de pouvoir”, appelant à l’unité nationale et au respect de la Constitution. L’Union africaine et l’Afrique du Sud ont également réaffirmé leur attachement au dialogue et à la légalité démocratique.

Madagascar, riche en terres rares

Mais derrière cette crise politique, certains observateurs dénoncent une bataille d’influence entre puissances et intérêts économiques. Madagascar, riche en terres rares, attise la convoitise des ultra-riches qui soutiennent Donald Trump aux États-Unis. Les mêmes réseaux financiers, adeptes d’un capitalisme agressif et impérialiste, voient dans l’instabilité malgache, créée par une cyberattaque menée de l’étranger, une occasion de repositionner leurs pions sur la grande île, au détriment de la souveraineté nationale. Une illustration de cette cyberattaque est la diffusion d’une fausse nouvelle affirmant que le chef de l’État avait quitté le pays, pourquoi pas dans un jet privé en direction de La Réunion ! « Le président, Andry Rajoelina est dans le pays et travaille bien au palais Iavoloha.
Toutes les déclarations et informations contraires sont complètement fausses selon le communiqué de presse du bureau de la République.
Le président assume l’entière responsabilité avec le premier ministre du gouvernement dans la gestion et la restauration des affaires nationales.
Appelant tout le monde à être calme et à instaurer le calme et la paix ensemble », a indiqué samedi Dépêche informative Taratra.

Ainsi, la crise actuelle dépasse le cadre d’un simple affrontement politique : elle révèle la fragilité d’un État pris entre la colère sociale, et la convoities de ses richesses par des étrangers.

M.M.

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