Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
Suspension de la Constitution et mise en place d’un comité pour remplacer le président de la République pendant 2 ans
15 octobre 2025, par

À Antananarivo, le scénario qui s’est joué hier rappelle celui observé au Mali, au Niger ou au Burkina Faso avec la promesse d’élections “libres et souveraines” dans deux ans.
À Antananarivo, le scénario qui s’est joué hier rappelle étrangement celui observé au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. Les événements se sont accélérés après la dissolution de l’Assemblée nationale par le chef de l’État précédant le vote d’empêchement du président par les députés. Peu de temps après, le colonel Michael Randrianirina à la tête d’une délégation de militaires du CAPSAT est entré dans le palais présidentiel d’Ambohitsirohitra : le militaire a annoncé la suspension de la Constitution du 11 décembre 2010 et de la mise en place de structures transitoires pour la “rénovation nationale”.
Le Sénat, la Haute Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Haute Cour de Justice et le Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie ont été suspendus, tandis que l’Assemblée nationale demeure en place. À la tête du pays, un Comité conjoint, le Fiadidianana iombonana ho an’ny fanavaozana, exercera les prérogatives présidentielles pour une durée maximale de deux ans. L’objectif affiché est de restaurer la confiance dans des institutions jugées défaillantes et préparer un référendum constitutionnel, avant des élections “libres et souveraines”.
Dans une décision rendue hier la Haute Cour constitutionnelle a partiellement validé cette déclaration des militaires. La HCC a constaté hier « la vacance des postes de président de la République et de président du Sénat » ainsi que « l’impossibilité pour le gouvernement de remplir les fonctions de président de la République » et « invite l’autorité militaire compétente incarné par le colonel Randrianirina Michael à exercer les fonctions de chef de l’État ». Par ailleurs, la haute juridiction affirme que « les institutions et organes constitutionnels en place continuent d’exercer leur pouvoirs habituels ».
Mais cette “rénovation” militaire interroge. Est-ce bien ce qu’attendaient les Malgaches descendus dans la rue ces dernières semaines pour dénoncer les pénuries d’eau et d’électricité, la vie chère et un système hérité de la colonisation française ? L’association des étudiants dynamiques de l’Université de Madagascar a félicité le colonel Michael Randrianirina.
Dans un communiqué, le président a réagi, il « condamne avec la plus grande fermeté la déclaration illégale faite ce jour par une faction de rebelles militaires du CAPSAT qui se sont introduits par la force au Palais d’État d’Ambohitsorohitra, après avoir précédemment annoncé sur la Place du 13 mai qu’ils allaient prendre d’assaut le Palais et prendre le pouvoir militairement ».
Hier aussi, le président Andry Rajoelina a fait savoir qu’il avait réceptionné hier de nouveaux équipements de production d’énergie destinés à accroître la capacité électrique du pays et à réduire les coupures qui affectent la population.
Il a ajouté qu’il entreprendrait prochainement une série de visites officielles auprès de pays partenaires membres de la SADC, avant de rentrer à Madagascar pour superviser personnellement la mise en service de ces nouvelles installations.
M.M.
Paul Vergès : 2016-2026
Mézami mi rapèl lo tan demoune dsu la tèr l’avé pèr la guèr nikléèr i pète avèk la déstrikssion konplète bann sivilizassion. Pars dann tan-la (…)
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