Chômage à La Réunion : plus de 209 000 Réunionnais inscrits à France Travail
29 juillet, parL’échec d’un système
Quelques mois après la signature avec la France d’une déclaration d’intention pour moderniser le port
27 avril, par

La visite d’une délégation russe à la SECREN relance la perspective d’un redémarrage du chantier naval d’Antsiranana, dans un contexte marqué par le projet franco-malgache de développement du port et de l’économie bleue. Entre ambitions industrielles, attractivité économique et enjeux géopolitiques dans l’océan Indien, Madagascar cherche à diversifier ses partenariats tout en affirmant sa souveraineté et le rôle stratégique du Grand Nord.
La relance de la SECREN, à Antsiranana, s’inscrit dans un contexte plus large de repositionnement stratégique du nord de Madagascar. À l’occasion d’une visite officielle dans la région DIANA, une délégation gouvernementale conduite par la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, et le ministre de l’Industrialisation s’est rendue sur le site de cette entreprise historique, en présence d’une délégation russe menée par Alexeï Buriak.
Cette visite témoigne d’un regain d’intérêt pour la Société d’Études, de Construction et de Réparation Navale, ancien arsenal de la base navale française où travailla le syndicaliste réunionnais Francis Sautron, ancien maire de Diego. La SECREN fut longtemps fleuron industriel malgache, ce qui orienta la création d’une École supérieure polytechnique spécialisée dans l’ingénierie navale. Au-delà d’un simple état des lieux, il s’agissait d’explorer les conditions d’une relance et d’ouvrir des discussions autour de partenariats industriels et technologiques. La présence russe confère à cette démarche une portée géoéconomique particulière.
Cette initiative fait écho à une autre séquence majeure intervenue en mars dernier, avec la signature, en présence du président du régime de Transition Michaël Randrianirina et du président français Emmanuel Macron, d’une déclaration d’intention sur l’émergence d’un écosystème de l’économie bleue et le renforcement des capacités portuaires d’Antsiranana. Ce projet vise à moderniser et étendre le port civil afin de faire du Grand Nord un pôle logistique et maritime de premier plan.
Infrastructures rénovées, développement des services portuaires, valorisation des ressources marines et pêche durable composent cette ambition. Dans cette perspective, la relance de la SECREN apparaît comme un maillon complémentaire, articulé à la montée en puissance du port et à la volonté de faire d’Antsiranana un hub stratégique de l’océan Indien.
Mais ce repositionnement revêt aussi une dimension géopolitique. L’extension des capacités portuaires pourrait faciliter l’accueil de bâtiments militaires français, dans un contexte marqué par les rivalités d’influence dans la région. La France cherche à renforcer sa présence dans l’océan Indien, tandis que Madagascar entend diversifier ses partenariats sans renoncer à sa souveraineté.
C’est dans ce jeu que s’inscrit également l’intérêt manifesté par la Russie pour la SECREN.
La renaissance de la SECREN dépasse ainsi le seul enjeu industriel. Elle s’insère dans une stratégie plus vaste mêlant économie bleue, ambitions portuaires et nouveaux rapports de puissance dans l’océan Indien.
M.M.
L’échec d’un système
Mézami, pétète l’opinion nout péi i rann pa li kont dann kèl lanboulkidi ni rotrouv anou par l’fète lsak i éspass zordi dann moiyin oryan pa (…)
In kozman pou la rout
Conséquence de l’affaiblissement d’Air Austral par Didier Robert
Nouvelle alerte pour le désenclavement de l’île
Tribune de la CGPER
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)