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Conséquence de la crise climatique à Madagascar
6 novembre 2025, par

La capitale malgache s’apprête à replonger dans l’obscurité. Après plusieurs semaines d’accalmie, la Jirama, société nationale d’électricité et d’eau, annonce la reprise imminente des délestages tournants à Antananarivo et dans ses environs. En cause : la sécheresse persistante qui affecte la principale source d’énergie du Réseau Interconnecté d’Antananarivo, le barrage hydroélectrique d’Andekaleka. Un changement de régime n’a pas fait disparaître la crise climatique et ses conséquences à Madagascar.
Le niveau d’eau du barrage hydroélectrique d’Andekaleka a chuté à un point critique, conséquence directe du manque de pluies qui frappe la région depuis plusieurs mois. C’est la principale source d’électricité pour la plus grande ville de l’océan Indien. Seul un des quatre groupes de production reste aujourd’hui opérationnel aux heures de pointe, fournissant à peine 24 MW au lieu des 120 MW normalement disponibles. Cette réduction drastique de la capacité compromet l’alimentation électrique d’une agglomération déjà fragilisée par des mois de tensions sociales et politiques.
Fin septembre, les coupures d’électricité répétées avaient provoqué une vague de manifestations dans la capitale, contribuant à la chute du gouvernement en place. Durant les troubles, la Jirama avait suspendu les délestages, par crainte d’attiser davantage la colère populaire. Mais la réalité énergétique rattrape aujourd’hui les autorités : sans pluie, pas d’eau ; sans eau, pas d’électricité.
Cette situation illustre la vulnérabilité croissante de Madagascar face à la crise climatique. Le pays subit une alternance de sécheresses prolongées et de cyclones dévastateurs, perturbant l’agriculture, les infrastructures et désormais l’approvisionnement énergétique. Dans un système fortement dépendant de l’hydroélectricité, la moindre variation climatique a des répercussions immédiates sur la vie quotidienne des habitants.
Mais ces solutions prendront du temps. D’ici là, Antananarivo s’apprête une nouvelle fois à vivre au rythme des délestages. Ironie de l’histoire, le nouveau pouvoir, arrivé aux commandes dans le sillage de la contestation provoquée par les coupures d’électricité, devra désormais affronter ce même problème à l’origine de son accession au pouvoir. Un changement de régime n’a pas fait disparaître la crise climatique et ses conséquences à Madagascar.
M.M.
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Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
In kozman pou la route
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