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Stratégie Nationale du Développement Rizicole à Madagascar
26 décembre 2022

Un article de l’Agence Taratra rend compte de l’adoption de la 3e phase de la Stratégie Nationale du Développement Rizicole à Madagascar. Les objectifs sont les suivants : autosuffisance en 2024, production excédentaire en 2027 et grenier à riz en 2030 pour exporter vers La Réunion, Maurice, les Comores ou les Seychelles. Cette stratégie est pilotée par le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, en partenariat avec Africa Rice, la Coordination Africaine du développement agricole, la Banque mondiale, le FISA, l’AFD et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
« Les stratégies devant conduire à l’atteinte de ce grand défi, aspiré par Madagascar depuis les années 90, ont pris forme à travers la 3e phase de la Stratégie Nationale du Développement Rizicole (SNDR III) qui est en cours de validation par des acteurs multipartites ce 22 décembre 2022.
Selon l’agenda présenté au cours d’un atelier, l’atteinte proprement dite de l’autosuffisance alimentaire serait prévue en 2024. Le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage qui a été chargé de piloter les actions, s’est vu offrir la contribution, le partenariat et le soutien des acteurs internationaux, à l’instar de l’Africa Rice et de la Coordination Africaine du développement agricole (CARD) mais également les appuis d’une batterie de partenaires financiers comme la Banque mondiale, le FIDA, l’AFD, une longue liste complétée par le soutien technique du JICA.
La SNDR III vise au-delà de l’autosuffisance alimentaire une vision plus lointaine. Il a été inscrit qu’en 2027 Madagascar aspirerait déjà à dégager une production rizicole excédentaire et sera capable d’en exporter. L’optimisme a été également poussé encore plus loin ; Madagascar deviendrait en 2030 un grenier à riz capable de fournir les pays de la sous-région en riz.
Selon l’agenda du SNDR III, la production de 6 millions de tonnes de paddy pourrait être réalisée en 2024. Entre 2025 et 2027, un peu moins de 8 millions de tonnes devraient être atteintes.
Le plan de mise en œuvre, définie par les acteurs multipartites qui ont élaboré le SNDR III, comporte trois axes stratégiques pour concrétiser la vision. Si l’augmentation de la production constitue la base, elle se fonde sur l’augmentation des superficies à cultiver.
Selon les dernières données constituées en cette année 2022, la superficie irriguée serait actuellement de 1.250.000 hectares avec une production annuelle de 4,2 millions de paddy.
D’ici 2030, la surface irriguée devrait atteindre 1,6 million d’hectares. Pour ce faire, le MINAE prévoit de réhabiliter 1027 barrages d’irrigation déjà existante et d’en construire 203 nouveaux.
En parallèle, les actions d’augmentation de la production semencière et d’intrants seront renforcées, passant de 2.500 tonnes en 2022 à 5.000 tonnes en 2024 et 11.763 de tonnes en 2030. La pratique d’une exploitation soutenue par la mécanisation serait sensibilisée auprès des organisations paysannes. Les pertes post-récoltes seront réduites à 10 % si elles enregistrent actuellement un taux de 15 % du volume total de la production.
Les encadrements techniques se verront par ailleurs renforcer disposant d’un ratio de 1 agent technique d’encadrement pour 25 paysans.
Actuellement, Madagascar dispose de 16 pôles rizicoles. Sur les 23 régions, 14 sont encore déficitaires en matière de production alors que les 9 autres en situation excédentaire. En substance, les régions situées dans l’Ouest et dans le Moyen Ouest (Menabe, Boeny, Melaky, Itasy) sont en état excédentaire. La région SOFIA, SAVA, Analanjirofo et Alaotra Mangoro figure également dans cette catégorie.
D’Analamanga à Vakinankaratra avec l’intégralité des régions du Sud et du Sud-Est, sont par contre en situation de déficit de production rizicole selon la cartographie présentée. Il a été convenu qu’une coordination multipartite serait requise pour l’atteinte d’un tel défi.
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