Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Conséquence de la crise climatique
15 avril

Dans le sud de Madagascar, une sécheresse prolongée détruit les récoltes et menace la survie des populations. Sans pluie depuis des mois, les habitants n’ont plus ni nourriture ni revenus et dépendent de ressources précaires. Selon le Programme alimentaire mondial, la région risque une famine climatique, aggravée par deux années consécutives sans production agricole.
(photo UNICEF)
Dans le Grand Sud de Madagascar la sécheresse n’est plus une menace, elle est déjà là, et elle détruit tout sur son passage. Depuis la mi-février, pas une goutte de pluie ou presque. À Beloha, à Amboasary-Atsimo, la terre est devenue stérile, les champs de maïs sont perdus, et avec eux disparaît l’espoir de nourrir les familles.
Ce que vivent les populations rurales n’est pas une simple mauvaise saison agricole, c’est une catastrophe climatique qui s’inscrit dans la durée. Deux années consécutives sans récolte : cela signifie deux années sans revenus, deux années à survivre au jour le jour. Les cultures sont réduites à nourrir le bétail, quand il en reste encore à sauver. Car même les troupeaux, richesse essentielle des habitants, sont aujourd’hui menacés par le manque d’eau et de nourriture.
Dans les villages, la survie s’organise comme elle peut. Les familles les plus pauvres n’ont plus que les figues de Barbarie pour tenir, un aliment de dernier recours qui ne suffit pas à couvrir les besoins. La faim progresse, la malnutrition s’installe, et avec elle une détresse silencieuse que les chiffres peinent à traduire.
Et pendant ce temps, les alertes se multiplient. Les maires tirent la sonnette d’alarme face à l’assèchement des puits, à l’épuisement des réserves. Mais leurs voix restent trop souvent sans réponse à la hauteur de l’urgence. Car ce qui se joue ici dépasse Madagascar : c’est une illustration criante de l’injustice climatique. Ceux qui subissent le plus durement les conséquences du dérèglement climatique sont aussi ceux qui y ont le moins contribué.
Sans intervention rapide, sans solidarité concrète, des milliers de vies sont en danger. Les solutions existent, mais elles tardent : accès à l’eau, soutien alimentaire, adaptation des cultures, investissements durables.
Face à cette urgence, il ne suffit plus de constater. Il faut agir. Car sans pluie dans les prochaines semaines, sans aide massive et immédiate, c’est tout un territoire qui risque de basculer dans une crise humanitaire majeure.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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