Toamasina ravagée par un cyclone

Solidarité avec les étudiants de Barikadimy frappés par Gezani

13 février, par Cerveau Kotoson

A Madagascar, l’Université d’Antananarivo organise une collecte pour soutenir l’Université de Toamasina. Toamasina, 2e ville de Madagascar a a été détruite à plus de 70 %. Le campus universitaire de Barikadimy a été dévasté. Des millier d’étudiants y résident. Un article de Cerveau Kotoson, journaliste malgache rend compte de la tragédie subie par ces jeunes. Voici une traduction :

Cité des étudiants du campus de Barikadimy avant le passage du cyclone Gezani
Barikadimy avant Gezani
Cité des étudiants du campus de Barikadimy avant le passage du cyclone Gezani

Cité des étudiants du campus de Barikadimy avant le passage du cyclone Gezani

Cité des étudiants du campus de Barikadimy après le passage du cyclone Gezani
Barikadimy après Gezani
Cité des étudiants du campus de Barikadimy après le passage du cyclone Gezani

Cité des étudiants du campus de Barikadimy après le passage du cyclone Gezani

Comme le vent emporte le plafond, il emporte aussi les rêves.
À Barikadimy, non seulement les maisons des étudiants ont été cambriolées. Mais les nombreuses années de vie, la philosophie de la famille, les cahiers ont appris des leçons dans les lumières sombres, les diplômes prévus, les objectifs dont nous rêvions.
La plupart des étudiants sont venus de loin. Parents cultivateurs... mère vendeuse de marché. Père travailleur journalier. Ces étudiants ont quitté leur terre avec peu de bagages, une lourde responsabilité et un grand espoir : Succès, fierté de la famille et garantie des descendants.
Maintenant, beaucoup d’entre eux sont sans-abri. LLes réseaux de téléphones portables tremblent ou plantent. Certains n’ont jamais eu de nouvelles de leurs parents. Certains savent déjà que leur famille a aussi perdu tout ce qu’elle avait.
Le cyclone Gezani n’a pas fait de différence entre une maison familiale et un dortoir étudiant. Il est passé par Barikadimy, comme il l’a fait dans toute la région de l’Est. L’orage vient de souffler par la porte. L’eau est entrée partout.

Rencontres…

Le matelas est mouillé.
Ou peut-être les papiers.
Les relevés de notes sont abîmés par l’eau.
Les livres et les cahiers sont gorgés d’eau.
Les ordinateurs sont cassés, et ils peuvent être irréparables.
On ne peut plus lire les diplômes.
Pour un étudiant malgache, perdre un ordinateur n’est pas seulement perdre un appareil. Mais il a perdu son travail de plusieurs mois, le mémoire de recherche ou la thèse en préparation. Parfois, c’est la fin de l’année. Parfois, tout est question de la bourse que tu as failli gagner. Cela peut être un an de travail anéanti.
Stations balnéaires Barricadimy.
Saint battu mais espère toujours.
Rester en vie le cinquième baril.

Quand les étudiants tombent, l’avenir tremble

Dans des moments comme ceux-ci, parler de politique est dégoûtant. Les écoles inondées ne jettent même pas de pierres. Il est à la recherche d’eau propre. Les étudiants piégés ne cherchent pas le pardon. Ils inspectent une fenêtre pour avoir de l’électricité.
Nous devons comprendre cette idée simple. Quand les étudiants tombent, l’avenir tremble. Pour chaque fois qu’un cahier est perdu, il y a un talent qui reste derrière lui. Pour chaque fois qu’un livre est brisé, il y a une compétence qui prend du temps à être publiée.

Que devons-nous faire ?

À chacun d’entre vous :
• Appeler les autorités des étudiants pour recenser les véritables besoins urgents.
• Faire don de fournitures scolaires. Stylos. Clés USB. Cartables.
• Offrez des manuels scolaires, même s’ils sont vieux.
• Soutien financier pour acheter un ordinateur pour les étudiants.
• Ouvrez une porte ou créez un endroit avec lumière et connexion pour que les étudiants puissent poursuivre leurs travaux de recherche.
• Héberger des étudiants pour une durée limitée, si possible.
Pour le bien de la société :
• Planifier un événement pour soutenir Barikadimy. De l’eau potable pure. Matelas. Draps matelassés.
• Que l’université fabrique à nouveau des portefeuilles transparents.
• Travailler avec l’université pour traduire les documents (documents administratifs).
• Ouvrir une école temporaire avec des groupes électrogènes.
• Le soutien en santé mentale est nul. Parfois tu ne peux pas voir l’amertume.
Une tornade peut détruire en un clin d’œil. Des années et des années de construction du pont sur l’université.
Si nous abandonnons ces étudiants maintenant, nous sommes responsables de la destruction de notre avenir. Les futurs médecins, enseignants, juristes, ingénieurs de demain vont peut-être dormir par terre maintenant, quelque part, ce soir.
L’unité n’est pas seulement une question de valeurs. Mais c’est une leçon pour le pays.
Barikadimy a besoin d’un coup de main.
Besoin d’équipements.
Besoin de clarifier.
Pas pour demain. Mais pour aujourd’hui.
Applaudissez nos jeunes frères et sœurs et enfants !
Il n’est pas trop tard

Dr Badobadolahy
Expert en Tout et Spécialiste de Rien

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