Sur 2 millions d’hectares

Un programme d’exploration de diamants à Madagascar

22 juin 2004

Cette année, Majescor, compagnie canadienne d’exploration, a conclu un accord avec une compagnie malgache par lequel elle a pu acquérir un intérêt de 97% dans la compagnie, en contrepartie d’un paiement au montant de 2.000 dollars canadiens (soit environ 3.300 euros) à la signature, et du versement de 100.000 dollars canadiens (165.000 euros) en exploration, acquisition de propriété et frais d’administration.
Selon l’accord, environ 2 millions d’hectares (20.000 kilomètres carrés) de terrain ont été sécurisés avec des titres miniers à court et à long terme sur deux zones. Ceux-ci ont été identifiés comme étant intéressants pour l’exploration du diamant, basée sur la découverte des minéraux indicateurs de kimberlite (grenat pyrope, picroilménite et diopside chromifère) dans des sédiments de rivière par des organismes de recherche (le bureau de Recherches géologiques et minières et l’Organisation des Nations unies) dans les années 60.
Une campagne régionale de sondage de ruisseaux a été entreprise par Majescor en avril. En tout, 20 échantillons ont été prélevés. Ils sont actuellement traités pour détecter des minéraux indicateurs dans un laboratoire sud-africain. Des résultats sont attendus à la fin du mois.
Madagascar constitue un secteur d’exploration émergent pour le diamant. Il y a environ 200 millions d’années, le pays faisait partie du continent de Gondwana, qui était attaché à la partie orientale de l’Afrique, à l’Ouest, et en Inde, à l’Est. Les deux régions sont connues pour contenir des kimberlites/lamproites diamantifères.
L’Inde est actuellement un secteur fertile pour l’exploration du diamant dans le monde, comme le démontre la présence active des compagnies diamantifères majeures dans ce pays.
Jusqu’à très récemment, Madagascar avait fait l’objet de très peu de travaux d’exploration systématique. Mais depuis l’avènement de Marc Ravalomanana, des accords ont été signés avec le FMI et les règlements miniers ont été révisés. Ces changements ont attiré un certain nombre de compagnies d’exploration dans ce pays qui est riche en ressources minérales. D’ailleurs, un certain nombre de diamants, jusqu’à 23 carats, ont été récupérés par des mineurs de saphir dans des opérations de minage alluvial artisanal.


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Messages

  • Bonjour,
    Je lis votre article avec grand intérêt.
    j’ai une question très personnelle à poser.Un de mes oncles français aurait travaillé dans les mines de diamants (commerce ou extraction ?) dans les années 50. Cela est-il possible ?


Témoignages - 82e année


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