Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Crise à Maurice
15 juillet 2009

Le gouvernement mauricien a décidé de renvoyer dans leur pays, le 31 décembre prochain, des milliers d’ouvriers bangladais travaillant sur l’île, dans l’industrie textile.
Aucune raison officielle n’a été donnée pour justifier cette décision, mais les patrons de l’industrie textile ont indiqué avoir reçu des instructions de la part des autorités pour résilier les contrats de ces ouvriers bangladais et les renvoyer dans leur pays.
« Je suis confiant que le gouvernement va réviser sa décision car les industriels ont besoin de ces ouvriers », a déclaré le consul honoraire du Bangladesh à Maurice, Ganny Joonas.
« C’est une décision irrationnelle qui va à l’encontre de la Déclaration des droits humains », a renchéri de son côté Me Reza Uteem, un avocat qui défend les intérêts de ces ouvriers étrangers.
Le président de la Textile Manufacturer and Allied Workers Union, Ally Faizal Beegun, a, lui, demandé au Premier ministre, Navin Ramgoolam, de se pencher sur l’aspect humanitaire de la situation et sur la survie de l’industrie du textile mauricien.
« Certains de ces ouvriers bangladais préféreraient se suicider que de rentrer dans leur pays les poches vides », a-t-il déclaré, avant de dénoncer que bon nombre d’entre eux sont déjà privés de salaires depuis des mois.
L’on indique à Port-Louis qu’environ 20.000 ouvriers étrangers, principalement des Chinois, des Indiens, des Bangladais et des Sri-lankais, travaillent dans l’industrie manufacturière à Maurice.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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