Maurice

Paul Bérenger : « Combattre la pauvreté et l’exclusion »

Maurice

Témoignages.re / 5 janvier 2004

Le Premier ministre mauricien, Paul Bérenger, a annoncé jeudi à Port-Louis que ses priorités pour 2004 seront la réforme du système électoral, le financement des partis politiques et le remplacement des lois du travail. « Nous accentuerons le travail pour combattre la pauvreté et l’exclusion », a-t-il déclaré dans son message de nouvel an à ses compatriotes. Paul Bérenger a également annoncé une réunion avec les membres du secteur privé à la fin du mois.
« C’est la ferme intention du gouvernement et du secteur privé de ne rater aucune occasion pour le développement économique de l’île et pour créer la richesse et l’emploi, côté tourisme, technologies de l’information, services financiers, petites et moyennes entreprises et secteur informel », a-t-il précisé. Il a également parlé des grands événements qui ont marqué 2003 et des grands moments attendus pour 2004. Il a fait mention de son accession au poste de Premier ministre le 30 septembre dernier et la tenue des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), fin août/début septembre dernier.
Retraçant les récents remous à la Commission indépendante contre la corruption (ICAC), le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement dans le combat contre la fraude et la corruption. Selon lui, il y aura beaucoup de travail à faire en 2004 « et en même temps, nous commencerons à récolter les fruits des efforts faits durant les trois dernières années ».

Des travailleurs mauriciens cibles de la mondialisation libérale
La Chemiserie Mauricienne, sise à Beau-Bassin, à une dizaine de kilomètres au Sud de Port-Louis, est une des plus vieilles entreprises de fabrication de chemises de l’île. Elle a annoncé samedi l’arrêt de ses activités pour mars prochain, après 54 ans d’existence, en raison de la concurrence des chemises importées.

« J’arrête la production avec regret, car ces dernières années la production a baissé en raison d’un manque de compétitivité de nos produits sur le marché local face aux chemises importées », a déclaré Radha Juddoo, directeur de l’entreprise. Selon lui, l’entreprise roule à pertes depuis trois ans. « Les chemises importées sont vendues à entre 25% et 50 % moins chères à Port-Louis. Ce qui a fait baisser notre production de 1.500 à 500 pièces mensuellement », a-t-il affirmé.

Une centaine d’ouvriers que compte cette entreprise seront licenciés, après avoir perçu leur droits, selon la législation du travail en vigueur dans l’île. Ces derniers contestent la raison évoquée pour la fermeture de l’entreprise et accusent la direction de mauvaise gestion. « C’est une mauvaise gestion qui a amené la fermeture de cette entreprise. La direction a carrément négligé l’entreprise », ont déclaré quelques ouvriers, avant de dénoncer les mauvaises conditions dans lesquelles ils ont travaillé ces dernières années. L’entreprise va se recycler dans l’importation de chemises de l’Inde, de Madagascar et de Chine pour le marché local.

An plis ke sa
Des coraux artificiels pour restaurer le lagon mauricien

La Beach Authority, responsable des plages à Maurice, a commencé l’installation de coraux artificiels dans le lagon, à Flic-en-Flac, situé à une vingtaine de kilomètres au Sud-Ouest de la capitale, dans le but de rééquilibrer l’écosystème marin et de minimiser les dégâts causés par l’érosion, a-t-on appris samedi de source officielle.
Selon le président de cet organisme, Gaj Pyndiah, les coraux qui atténuaient autrefois la force des vagues ont tous été enlevés et utilisés dans la fabrication de la chaux. « Il n’y a aucun corail dans le lagon, rien. S’il y a des coraux, ils sont morts. Il n’y a également aucun poisson ou récifs, aucune forme de vie marine permettant aux visiteurs de découvrir la diversité de l’écosystème marin mauricien », a-t-il déploré. Les scientifiques ont mis au point un système de coraux artificiels réalisés sur des blocs de béton placés à 200 ou 250 mètres de la plage, sur une distance d’un kilomètre. « Dans trois mois, nous saurons si les polypes qui se présentent généralement comme des champignons ont bien colonisé le corail artificiel. Si tel est le cas, le projet sera étendu aux plages les plus affectées », a-t-il laissé entendre.

Maurice veut contrôler l’entrée des produits OGM
Le gouvernement mauricien veut contrôler l’entrée des produits OGM dans l’île afin de protéger l’environnement et la santé des populations, a affirmé vendredi le vice-Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth.

Par ailleurs, l’Institut pour la protection des consommateurs (ICP) a lancé récemment une campagne de sensibilisation des consommateurs sur les risques liés à la consommation des produits alimentaires à base d’OGM.