La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Stop Opération Wuambushu
25 avril 2023, par

La tension monte entre Paris et Moroni. Alors que les Comores ont fermé leur port aux bâteaux français, le préfet de Mayotte a fait part de sa détermination à mener l’opération très controversée de lutte contre l’immigration clandestine, en détruisant les bidonvilles et explusant les comoriens. Een dépit de l’opposition de l’Etat voisin des Comores.
La France « n’arrêtera pas » l’opération « Wuambushu » (« reprise » en mahorais) lancée à Mayotte au nom de la lutte contre la délinquance, l’immigration clandestine, et les bidonvilles.
« Les opérations (…) de lutte contre la délinquance et contre l’habitat insalubre, avec leurs conséquences sur l’immigration clandestine, on ne les arrêtera pas », a assuré Thierry Suquet lors d’un point presse, sur un parking de Tzoundzou, dans la banlieue de Mamoudzou.
Le représentant de l’Etat français a également dit espérer « reprendre rapidement » les rotations de bateaux vers l’île comorienne d’Anjouan. Pourtant les Comores ont refusé l’accostage d’un navire transportant une soixantaine de personnes. Selon le préfet, il y avait notamment parmi ces passagers des « gens qui rentraient aux Comores parce qu’ils étaient en situation illégale ».
Pourtant, le ministre comorien de l’Intérieur, Fakridine Mahamoud, s’y oppose toujours. Il a indiqué que « tant que la partie française décidera de faire des choses de façon unilatérale, nous prendrons nos responsabilités ».
Il a assuré qu’ « aucun expulsé ne rentrera dans un port sous souveraineté comorienne ». Le préfet de Mayotte dit de son côté espérer que la situation se résoudra par « le dialogue ». « On a des intérêts communs avec les Comores, qui sont en particulier la sauvegarde de la vie humaine en mer et le contrôle de l’immigration clandestine », a souligné ce dernier.
Près de 1.800 policiers et gendarmes, dont des centaines de renforts de France, sont exceptionnellement mobilisés à Mayotte pour cette opération controversée, à laquelle le gouvernement n’a pas officiellement donné de date de lancement ni de fin.
Des dénonciations ont été proféré par des habitants, ayant constaté des vols, des fouilles inutiles et des excès de brutalité et de violence excessive. La France prévoit de déloger des migrants en situation irrégulière des bidonvilles de Mayotte, 101e département français, et d’expulser les sans-papiers, en majorité des Comoriens – vers Anjouan, l’île comorienne la plus proche située à 70 km.
Dans les bidonvilles menacés de destructions, habitants et représentants de l’Etat se préparent à la première opération d’expulsion, prévue ce 25 avril à 6 heures du matin. Les deux députés de Mayotte, Estelle Youssouffa (Liot) et Mansour Kamardine (LR), ont apporté leur « soutien » à l’opération controversée, la première voyant dans les bidonvilles des « foyers d’insécurité, de violence, qui abritent les trafiquants et les gangs ».
A l’inverse, l’association Droit au logement (DAL) a appelé le 23 avril à stopper cette opération « brutale » et « anti-pauvres » et le collectif « Uni-e-s contre une immigration jetable » (UCIJ-2023), qui réunit 400 associations et syndicats, a dit lundi craindre « des violences et atteintes au droit ».
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture