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Opération « Wuambushu » à Mayotte
5 mai 2023, par

L’archipel des Comores refuse la reconduite à la frontière de ses ressortissants en situation irrégulière depuis le début de l’opération « Wuambushu » à Mayotte.
Le ministre français de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, a annoncé le 3 mai la visite prochaine à Paris de son homologue comorien, Fakridine Mahamoud, selon le site d’actualité Africanews.
L’archipel des Comores refuse la reconduite à la frontière de ses ressortissants depuis le début de l’opération « Wuambushu » à Mayotte, initiée par Paris pour expulser et détruire les habitats des migrants en situation irrégulière du 101ème département de France.
« Nous utilisons tous les moyens diplomatiques pour renouer le contact, j’ai eu moi-même trois fois cette semaine le ministre de l’Intérieur », a souligné Gérald Darmanin en réponse à une question du sénateur LR (Les Républicains) François-Noël Buffet.
Le ministre de l’Intérieur a indiqué qu’il a invité son homologue comorien à venir le rejoindre à Paris. « Il a accepté cette invitation. Dans quelques heures, dans quelques jours, je le recevrai pour reprendre la coopération avec les Comores », a affirmé le ministre.
De son côté, Fakridine Mahamoud a confirmé sa visite prochaine dans la capitale française : « Oui un voyage à Paris est envisagé à la fin de cette semaine ou au plus tard au début de la semaine prochaine. J’irai à Paris, accompagné d’une délégation », selon Africanews.
Les autorités françaises ont mobilisé quelque 1 800 policiers et gendarmes dans le cadre de cette vaste opération « Wuambushu » ( « reprise » en mahorais) pour chasser les migrants clandestins des bidonvilles de Mayotte.
Les Comoriens en situation irrégulière, représentent la grande majorité des sans-papiers présents dans cet archipel français de l’océan Indien. Paris voulait les renvoyer sur l’île comorienne la plus proche, Anjouan, qui se trouve à 70 km.
Cependant, le 24 avril dernier, Moroni a refusé l’accostage d’un bateau en provenance de Mayotte transportant 60 passagers, dont des migrants en situation irrégulière et a suspendu dans la foulée le trafic de passagers dans le port d’Anjouan où les personnes expulsées sont débarquées.
Concernant cette situation, Gérald Darmanin a indiqué que « depuis cinq jours, il n’y a plus d’échanges de bateaux, officiellement pour des raisons techniques, au port d’Anjouan entre Mayotte et les Comores, qu’il s’agisse des étrangers en situation irrégulière ou de simples voyageurs ».
Le 27 avril, les autorités comoriennes avaient annoncé que les bateaux en provenance de Mayotte étaient à nouveau autorisés à accoster, mais ils ne pouvaient débarquer que les Comoriens détenteurs de leur carte d’identité nationale. Toutefois, le même jour, la compagnie maritime qui assure la liaison entre Mayotte et les Comores avait annoncé « suspendre les rotations jusqu’à nouvel ordre ».
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