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Les Nations unies dénoncent
30 décembre 2024, par

L’ONU a averti que près d’un enfant sur cinq dans le monde vivait actuellement dans des zones touchées par la guerre. De son côté, l’UNICEF, l’agence de l’ONU pour l’enfance, a déclaré que 473 millions d’enfants sont confrontés aux pires violences depuis la Seconde Guerre mondiale, un chiffre en augmentation depuis 1990.
Selon les Nations unies, 32 990 violations graves contre des enfants ont été observés, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré. L’institution a ajouté qu’environ 44% des quelque 45 000 victimes de la guerre d’Israël contre Gaza étaient des enfants. Tandis que la guerre en Ukraine a fait plus de victimes parmi les enfants au cours des neuf premiers mois de 2024 que pendant toute l’année précédente.
« À presque tous les égards, 2024 a été l’une des pires années pour les enfants dans les conflits dans l’histoire de l’UNICEF, à la fois en termes de nombre d’enfants touchés et d’impact sur leur vie », a déclaré Catherine Russell, la directrice générale de l’UNICEF.
« Un enfant qui grandit dans une zone de conflit a beaucoup plus de chances de ne pas être scolarisé, de souffrir de malnutrition ou d’être contraint de quitter son foyer, souvent plusieurs fois, qu’un enfant vivant dans des zones de paix. Cette situation ne doit pas devenir la nouvelle norme. Nous ne pouvons pas permettre qu’une génération d’enfants devienne un dommage collatéral des guerres incontrôlées dans le monde », a ajouté cette dernière.
L’UNICEF a précisé qu’il y avait eu une augmentation significative de la violence sexuelle envers les jeunes femmes et les filles. L’agence onusienne a souligné une explosion des rapports en Haïti, où les cas de viol et d’agressions sexuelles ont augmenté de 1000% en 2024.
La malnutrition est aussi une cause majeure de traumatisme pour les enfants dans les zones de conflit. Toutefois, l’accent étant mis en particulier sur ses effets au Soudan et à Gaza. Environ un demi-million de personnes dans cinq pays en conflit sont actuellement touchées par la famine.
Sur le plan sanitaire, Gaza est au centre d’une crise concernant l’accès aux soins de santé, une épidémie de polio ayant été détectée dans la région en juillet de cette année. Les Nations unies ont réagi en lançant une campagne de vaccination de masse, qui a permis de vacciner 90% des enfants de l’enclave à ce jour, malgré les conditions dangereuses. Mais au-delà de Gaza, 40% des enfants non vaccinés dans le monde vivent dans des zones de conflit ou à proximité.
L’UNICEF a ajouté que plus de 52 millions d’enfants n’ont pas accès à l’éducation, Gaza et le Soudan se retrouvant à nouveau en première ligne de cette crise.
L’Ukraine, la République démocratique du Congo et la Syrie ont également vu une grande partie de leur infrastructure éducative détruits. Au début du mois de décembre, l’organisation caritative War Child rapportait que 96% des enfants de Gaza pensent que la mort est imminente, près de la moitié d’entre eux décrivant des traumatismes qui leur donnent l’impression que la mort serait souhaitable.
« Les enfants des zones de guerre sont confrontés à une lutte quotidienne pour la survie qui les prive de leur enfance », a déclaré Mme Russell. « Leurs écoles sont bombardées, leurs maisons détruites et leurs familles déchirées. Ils perdent non seulement leur sécurité et l’accès aux produits de première nécessité, mais aussi la possibilité de jouer, d’apprendre et d’être des enfants. Le monde manque à ses devoirs envers ces enfants. D’ici 2025, nous devons redoubler d’efforts pour inverser la tendance et sauver et améliorer la vie de ces enfants. »
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